2.1.2.1. La participation du Département au STIF

Le Département est administrateur du Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) et, à ce titre, a versé, en 2016, une contribution statutaire de 97,2 M€, soit 7,74 % des contributions publiques. Il participe également à la conception et à la réalisation de projets d’amélioration des transports en commun traversant le territoire en qualité de financeur et en qualité de maître d’ouvrage de l’insertion urbaine pour les tramways.

 

2.1.2.2. Le déploiement des tramways

Linéaires de Tramways aménagés (km cumulés)

* Consolidation des données de 2011 à 2015

  • Le projet de prolongement de la ligne de tramway T1 à l’ouest reliera le terminus « Les Courtilles » à Asnières/Gennevilliers à la station « Gabriel Péri » à Colombes. Le Département assure la maîtrise d’ouvrage des aménagements urbains, ainsi que la coordination du projet. La RATP se charge du système de transport.
    En 2015, le Préfet des Hauts-de-Seine a déclaré le projet d’Utilité Publique. Le T1 sera en correspondance avec le métro ligne 13 aux « Courtilles », le transilien ligne J à la  « Gare du Stade », le tramway T2 à « Parc Pierre Lagravère » ainsi qu’avec de nombreuses lignes de bus. Les travaux préparatoires de la phase 1 ont démarré sur l’avenue de la Redoute à Asnières.
Le projet sera réalisé en 2 phases :
  • phase 1 : mise en service prévue fin 2018 : tronçon des « Courtilles » au carrefour des Quatre Routes à Asnières.
  • phase 2 : mise en service prévue fin 2023 : tronçon des Quatre Routes à « Gabriel Péri » à Colombes.
A l’horizon 2023, les 6,4 km du tracé de cette extension seront parcourus en une vingtaine de minutes par plus de 60 000 voyageurs par jour.
  • Le futur tramway T10 reliera le carrefour de la Croix de Berny à Antony à la place du Garde à Clamart. Le Département assure la maîtrise d’ouvrage des aménagements urbains, ainsi que la coordination du projet. Le STIF se charge du système de transport. Ce tramway sera en correspondance avec le RER B et le Trans-Val-de-Marne (TVM) à « La Croix de Berny », le tramway T6 à « Hôpital Béclère » ainsi qu’avec de nombreuses lignes de bus.

    La déclaration d’utilité publique (DUP) a été prononcée en octobre 2016. 
A l’horizon 2023, les 8,2 km du tracé seront parcourus en 25 minutes avec, en heures de pointe, un tramway toutes les 6 minutes. A une échéance plus lointaine, compte tenu des choix techniques à réaliser et des financements à mobiliser, le prolongement du T10 est envisagé vers une gare du Grand Paris Express (Fort d’Issy-Vanves-Clamart ou Issy RER). 
  • Le tramway T1 Nanterre-Rueil est le prolongement du tramway T1 depuis Colombes jusqu'à Rueil-Malmaison sur une longueur de 7,5 km. Le dossier d’objectifs et de caractéristiques principales (DOCP) a été approuvé par le STIF en juillet 2016 et la concertation s'est déroulée de novembre 2016 à janvier 2017. Les études préliminaires et d'impact sont en cours d’élaboration.
La réalisation du schéma de principe et l’enquête publique sont programmées en 2018. La mise en service du projet est prévue à l’horizon 2025.

 2.1.2.3. Le déploiement des métros, RER et Grand Paris Express

  • Le projet de prolongement de la ligne 4 du métro reliera « Mairie de Montrouge » à « Bagneux », soit 2,7 km. Les travaux ont démarré en 2015. Le Département finance à 14,25 % cette opération.
A l’horizon 2020, son terminus sera connecté à un pôle bus puis à l'horizon 2022, à la ligne 15 du Grand Paris Express.
  • Le projet de prolongement de la ligne 14 du métro de « Saint-Lazare » à « Mairie de Saint-Ouen » a pour objectif prioritaire de désaturer le métro 13. Les travaux de génie civil des stations ont démarré en 2014, le creusement du tunnel en 2015 et la pose progressive des équipements ferroviaires en septembre 2016. Le Département finance 2,92 % cette opération.
La mise en service de la ligne est projetée en 2019.
  • Le projet de prolongement du RER E à l’ouest reliera « Haussmann Saint-Lazare » à Nanterre (horizon 2022) puis à Mantes-la-Jolie (horizon 2024). Il bénéficie d’une Déclaration d’utilité publique depuis le 31 janvier 2013. Cependant, le plan de financement n’était jusqu’à présent pas assuré. L’Etat ayant annoncé récemment une contribution exceptionnelle supplémentaire de la Société du Grand Paris (SGP) de 500 M€, les travaux ont démarré au printemps 2016. Le Département finance cette opération à hauteur de 150 M€.

 

  • Le projet du Grand Paris Express prévoit la création de 200 km de métro automatique pour relier les territoires de la Région.

    Les Hauts-de-Seine sont concernés par la ligne 15, rocade autour de Paris. Au sud, la trajectoire va de Bagneux à Pont de Sèvres (horizon 2022).  Au nord, la trajectoire ira de Pont de Sèvres à Nanterre-la-Folie (2025). Elle se poursuivra jusqu’aux Grésillons (2027) ainsi que par la ligne 18 avec la gare d’Antonypôle (2024).

    Le Département est maître d’ouvrage pour les études d’intermodalité concernant les 4 gares du métro 15 sud (Châtillon-Montrouge, Fort d’Issy-Vanves-Clamart, Issy RER et Pont de Sèvres), pour 3 gares du métro 15 ouest (Nanterre-la-Boule, Les Agnettes et Les Grésillons) et pour une gare du métro 18 (Antonypôle).

    L’objectif de ces études est de maximiser le rabattement des gares pour l’ensemble des modes de transport et d’organiser l’intermodalité à leurs abords (stationnement, arrêts de bus, nouvelles mobilités…). Ces études sont financées à 100 % par la Société du Grand Paris (SGP), à hauteur de 100 k€ par pôle maximum.

    En 2016, le Département a esquissé les propositions d'actions des 4 pôles du métro 15 sud ainsi que leur chiffrage. Il a également finalisé le diagnostic des 3 pôles de la ligne 15 ouest et d’Antonypôle et a ébauché leurs plans d'actions.

Le financement de la mise en œuvre des actions restera à débattre entre l’Etat, la SGP, le STIF, la Région, le Département, les opérateurs, les Etablissements Publics Territoriaux et les Communes.

Couloirs de bus aménagés sous maîtrise d’ouvrage du Département (km cumulés)

Depuis 2012, le Département n’a plus réalisé de couloir en faveur des bus. Le chiffre a diminué car certaines voies ont été municipalisées et différents couloirs de bus ont été remplacés par le tramway.

 

Lignes de bus dont l'offre a été renforcée...
184 lignes de jour et 21 lignes de nuit

Le nombre de kilomètres commerciaux supplémentaires (KCC) comptabilisé est celui de l'ensemble de la ligne et pas seulement ceux des tronçons du territoire alto-séquanais, dans le cas des lignes interdépartementales. En 2016, le nombre de lignes en développement est plus faible en raison de la fin du plan bus 2013-2016 et d'un travail plus axé sur les orientations du prochain plan bus IDF. Le renfort d'offre s'est concentré autour de la mise en service de la phase 2 du tramway T6 à Viroflay avec une réorganisation du réseau de bus en rabattement.

2.1.2.4. Le développement des aménagements cyclables

L’alternative aux véhicules motorisés est recherchée au travers d’un plan vélo qui comprend à la fois l’aménagement d’itinéraires cyclables sur voirie, en bords de Seine, et dans les parcs, parfois associés aux itinéraires de randonnées. En 2016, le réseau cyclable compte 136 km cumulés d'aménagements cyclables.

Pistes cyclables sous maîtrise d’ouvrage du Département (km cumulés)