2.1.3.1. Les réseaux de chaleur

L’un des objectifs nationaux de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte est « de multiplier par cinq la quantité de chaleur et de froid renouvelable et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid à l’horizon 2030 ». Pour atteindre ces objectifs, il est demandé le concours de tous les acteurs, y compris les collectivités territoriales. De même, le développement des réseaux de chaleur et de froid constitue l’un des axes de développement identifiés par le Schéma Régional Climat Air Energie d’Ile-de-France (SRCAE). En 2016, une convention de partenariat entre le Département et le Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour les Energies et les Réseaux de Communication (SIPPEREC) a été approuvée pour subventionner un état des lieux et une étude des perspectives des réseaux de chaleur renouvelables dans le département des Hauts-de-Seine. La Région Ile-de-France et l’ADEME sont également partenaires financiers de cette étude.

Une vingtaine de réseaux de chaleur et de froid existent dans le département. Il est donc intéressant de connaître le potentiel de développement de cette filière énergétique.

Cette étude vise à :

  • établir un état des lieux des réseaux de chaleur et de froid existants et en projet ;
  • établir un état des lieux et diagnostic des sources énergies renouvelables et de récupération (ENR&R) mobilisables pour l’alimentation des réseaux de chaleur ;
  • analyser et diagnostiquer le potentiel de développement, d’adaptation ou de création de réseaux de chaleur et de froid ;
  • élaborer un schéma directeur.
Cette étude sera finalisée en 2017 et mise à disposition des acteurs du territoire.

2.1.3.2. La réhabilitation du collège Armande Béjart à Meudon-la-Forêt

L’opération de réhabilitation du collège Armande Béjart à Meudon-la-Forêt vise une efficacité énergétique correspondant à une consommation conventionnelle d’énergie primaire (Cep) :

  • inférieure à 50 kWh par m² (Cep Max RT2012) pour la classe SEGPA et les extensions ;
  • inférieure à 65 kWhep/m².an (référence RT 2005) pour les logements ;
  • diminuée de 50 % par rapport à la Cep de références avant travaux (RT2005) pour le gymnase ;
  • diminuée de 40 % par rapport à la Cep de références avant travaux pour la réhabilitation.

Les travaux ont démarré en février 2014 et se sont achevés en août 2016. 

Le bâtiment comporte notamment :

  • une gestion de l’eau efficace avec la mise en place d’équipements économes et la récupération de l’eau de pluie pour l’arrosage ;
  • un confort d’été recherché de manière passive avec un objectif de moins de 35h/an au-dessus de 28 °C en occupation ;
  • une forte isolation thermique par l’extérieur avec notamment une prise en compte de l’exposition solaire par les menuiseries extérieures ;
  • des puissances installées inférieures à 10W/m² sur les salles de classe et 7W/m² sur les bureaux, pour l’éclairage artificiel ;
  • des matériaux choisis sur des critères environnementaux imposés.

2.1.3.3. La réhabilitation du collège Paul Eluard à Châtillon

L’opération de réhabilitation du collège Paul Eluard à Châtillon vise une efficacité énergétique correspondant à une consommation conventionnelle d’énergie primaire (Cep) :

  • inférieure à 65 kWhep/m².an (référence RT 2005) pour les logements ;
  • diminuée de 50 % par rapport à la Cep de références avant travaux (RT2005) pour le gymnase ;
  • diminuée de 40 % par rapport à la Cep de références avant travaux pour la réhabilitation de l’enseignement et restauration ;
  • pas d’exigence sur la SEGPA.

Les travaux ont démarré en mars 2014 et ils s’achèveront en janvier 2018. Cette opération est assujettie à la certification HQE® suivant le référentiel HQE ® Bureau/Enseignement décembre 2008.

Le bâtiment comporte notamment :

  • d’importantes surfaces vitrées favorisant l’éclairage naturel et les apports de chaleur gratuite en hiver ;
  • des protections solaires garantissant le confort d’été ;
  • un dispositif de récupération d’eau pluviale destinée à l’arrosage ;
  • des matériaux à faible émission de polluant, garantissant une meilleure qualité d’air intérieure avec des systèmes de ventilation performants, assurant un renouvellement d’air pérenne.

2.1.3.4. Les techniques alternatives économes en énergie pour l’aménagement des infrastructures routières

Depuis 2005, les enrobés tièdes (100 °C au lieu de 160° C) sont privilégiés lors des travaux de voirie. Ce procédé permet de faire des économies d’énergie de 15 % car la température du bitume utilisé est moins élevée. Les émissions de gaz à effet de serre sont quant à elles réduites de 30 %.
Sur sept opérations représentant un linéaire total de 3 710 mètres, 10 622 tonnes d’enrobés tièdes ont été mis en place sur les routes départementales en 2016.