2.5.6.1. L’assistance victimes Hauts-de-Seine

C’est un dispositif d’aide aux victimes d’infractions pénales unique sur le territoire français, il est financé par le Département et géré par l’Association départementale d’aide aux victimes d’infractions pénales (ADAVIP92).

Nombre de victimes prises en charge

Combinant des permanences dans chaque commissariat du Département et un soutien psychologique mobile assuré par le service d’aide aux victimes en urgence (SAVU92), cette action gérée par l’association ADAVIP 92 porte ses fruits avec près de 55 000 entretiens et plus de 38 000 victimes prises en charge depuis fin 2005.

2.5.6.2. Les intervenants sociaux en commissariats

Cinq intervenants sociaux interviennent dans 9 commissariats : Antony, Asnières-sur-Seine, Boulogne-Billancourt, Châtenay-Malabry, Gennevilliers, Nanterre, Issy-les-Moulineaux, Villeneuve-la- Garenne et Colombes. Depuis la création de ce dispositif ce sont près de 15 000 personnes qui ont été ainsi reçues par ces intervenants sociaux.

Total pour les
9 commissariats
Nombre de personnes
prises en charge 
2011 1660
2012 1560
2013 1733
2014 1698
2015 1949
2016 1818

L’indicateur du nombre d’entretien réalisé n’est plus suivi depuis l’année 2015.

 

2.5.6.3. Le programme départemental de lutte contre les violences faites aux femmes

Par le biais de son programme départemental de lutte contre les violences faites aux femmes (PDLVFF), le Département soutient, en 2016, 8 associations des Hauts-de-Seine. Ce programme tend à rompre l'isolement des victimes afin qu'elles puissent trouver de l'aide et entamer les démarches qui leur permettront de sortir de la situation de violence.
Il comporte 3 axes d’actions :

  1. Les actions de prévention contribuant à améliorer la condition des femmes, par la sensibilisation et l’information du grand public et des professionnels des Hauts-de-Seine : Ces actions sont proposées par les 3 centres d'information sur les droits des femmes et des familles du département (CIDFF) ainsi que par l'association "Mouvement du Nid" qui a pour but d'abolir le système prostituteur.
  2. L’accueil et l’écoute par le dispositif départemental inter-associatif Femmes Victimes de ViolencesFVV92 : Le public ciblé est les femmes résidant ou travaillant dans les Hauts-de-Seine, victimes de toutes sortes de violences sexuelles, conjugales, extra-familiales, professionnelles, harcèlement... Le numéro d'appel départemental est le 01 47 91 48 44 (de 9h30 à 17h30). L'objectif de ce dispositif est de répondre le plus rapidement possible aux besoins des victimes et à leur prise en charge. Mis en place à la fin de l'année 2000, ce dispositif est coordonné par 4 associations situées sur le territoire départemental : l'association Accueil aux Femmes En Difficulté (AFED92), l'Association Départementale d'Aide aux Victimes d'Infractions Pénales (ADAVIP 92), l'Escale et l'association SOS femmes alternatives-Centre Flora Tristan.
  3. Le logement temporaire et l'accompagnement de femmes résidant dans les Hauts-de- Seine, victimes de violences et/ou de femmes confrontées à un cumul de difficultés financières et d'insertion sociale, dont les bénéficiaires du RSA, et qui, au regard de leurs difficultés ne peuvent accéder immédiatement de manière autonome à un logement ordinaire. Ces femmes et leurs enfants lorsqu'elles en ont, sont orientées par les Espaces Départementaux d'Actions Sociales (EDAS) ou tout autre service du Conseil départemental, ainsi que par la Caisse d'Allocations Familiales (au titre du RSA). L'accompagnement proposé vise à offrir une réponse individualisée et adaptée aux exigences des parcours de vie de ces femmes et favorise ainsi leur réinsertion sociale. Dans ce domaine ce sont 3 associations qui sont intervenues sur le territoire en 2016 : l'association Accueil aux Femmes en Difficultés (AFED92), l'Escale et SOS Femmes alternatives - Centre Flora Tristan.

En 2016, 8 associations travaillent en partenariat avec le Département :

  • Le Mouvement du Nid : association dont le but est d'agir sur les causes et les conséquences de la prostitution en vue de sa disparition (rencontre et accompagnement des personnes en situation de prostitution, prévention auprès des jeunes et sensibilisation des acteurs sociaux et du grand public sur cette thématique).
  • SOS femmes alternatives (Centre Flora Tristan) : lieu d’accueil et d’hébergement spécialisé dans l’accueil des femmes victimes de violences conjugales, avec ou sans enfants.
  • L’ESCALE : association qui accueille et héberge des femmes victimes de violences, principalement conjugales mais aussi sexuelles et intrafamiliales.
  • L’association Accueil des Femmes en Difficulté dans les Hauts-de-Seine (AFED 92) : association qui assure des activités de conseil et d’écoute pour les femmes en difficulté.
  • L’Association Départementale d’Aide aux Victimes d’Infractions Pénales (ADAVIP 92) : association qui vient en aide à toute victime d’infractions pénales, notamment en les informant de leurs droits et en leur apportant une aide psychologique.
  • Trois Centres d’Informations sur les Droits des Femmes et des Familles (CIDFF) sur les communes de Boulogne-Billancourt, Clamart, Nanterre. Leurs missions consistent à accompagner au règlement à l’amiable des conflits familiaux, participer à des actions collectives de formation et d’information, favoriser l’accès aux droits du public en général et des femmes en priorité, lutter contre toute forme de violences faites aux femmes, promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2016, 82 femmes victimes de violences ou vulnérables accompagnées de 134 enfants ont été accueillies dans ces structures. Le dispositif d’écoute et d’accueil mis en œuvre par les quatre associations du dispositif des Femmes Victimes de Violences (FVV92) a permis le traitement de 1 303 appels téléphoniques. En outre, 4 505 entretiens individuels ont été assurés dans le cadre de ce dispositif.

2.5.6.4. Le soutien aux actions de prévention

En 2016, le programme départemental d’appui aux politiques locales de prévention de la délinquance a permis de soutenir 141 actions, initiées dans le cadre des Conseils Locaux de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD), des Contrats Locaux de sécurité (CLS) et des Stratégies Territoriales de Sécurité et de Prévention de la délinquance.
Depuis 2012, dans le cadre de la lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire, le Département soutient l’action menée par l’association Epheta jeunesse amitié. Cette association a pour objet de lutter contre la déscolarisation et favoriser l’accès aux soins des adolescents déscolarisés sur les communes de la boucle nord des Hauts-de-Seine.
Elle met en œuvre des ateliers pédagogiques individualisés qui se déroulent à la Garenne-Colombes et une aide pédagogique en petits groupes proposée à Nanterre. Ces actions sont menées par des salariés de l’association : une enseignante pour les premiers et une autre enseignante ainsi qu’un éducateur pour les secondes.

Situation scolaire des jeunes inscrits dans le dispositif EPHETA