Le Département est engagé depuis 2010 en faveur de l'économie sociale et solidaire/collaborative afin d’apporter des réponses à des besoins peu ou non couverts sur le territoire, y compris en matière de création d'emplois.
Grâce à cette politique de développement, 68 projets ont été soutenus et ce sont aujourd’hui près 1 241 emplois directs et indirects créés, dont 657 pour les bénéficiaires alto-séquanais du RSA grâce aux clauses sociales dans les marchés publics du Conseil départemental.

3.3.1.1. Le forum ESS et économie collaborative

Le Département organise chaque année un forum afin de mettre le projecteur sur ce secteur en mouvement.
Le premier rendez-vous, en 2011 à l’Espace Grande Arche de la Défense, a rassemblé près de 500 personnes dont 40 % d’entreprises du secteur marchand traditionnel.
Le second forum, sur le thème de l’innovation sociale, a rassemblé environ 300 personnes, soit la capacité maximum de la salle de conférence de l’Hôtel du Département.
La troisième édition qui ciblait particulièrement les étudiants, s’est tenue à la faculté de Nanterre Paris Ouest la Défense, 380 personnes ont participé à l’évènement.

A l’Hôtel du Département, l’édition 2014 qui présentait les contours, enjeux et initiatives de l’économie collaborative, a rassemblé un public large de 290 personnes. Les années 2015 et 2016 ont été des années de transition. Il ne s’est tenu aucun forum.

3.3.1.2. L’expérimentation « Pour un renouveau des pratiques d’accompagnement social »

Le Département a initié durant le dernier semestre 2016, une expérimentation afin de mieux comprendre comment l’économie collaborative pouvait répondre à des besoins concrets exprimés par les usagers des services sociaux. Cette expérimentation proposée par le Laboratoire d’Innovation publique du Département « Les entretiens Albert-Kahn », devait répondre à trois objectifs :

  1. Mieux comprendre les besoins des publics en difficulté.
  2. Identifier comment les dispositifs d’économie collaborative peuvent compléter l’offre traditionnelle de services publics.
  3. Créer un nouvel outil, un guide d’initiatives collaboratives au service du travail social.

Ce guide papier a pour vocation d’évoluer en version numérique pour un accès direct actualisé, à l’image des plateformes collaboratives. Les professionnels comme les habitants auront la possibilité de l’alimenter et d’exprimer des avis et commentaires, mais auront surtout à leur disposition un outil simple et efficace, leur proposant des solutions pour améliorer leur vie quotidienne.

3.3.1.3. Les tiers-lieux

Les tiers-lieux sont des nouveaux modes de travail durables. Comme les espaces de coworking, les fablabs ou les télécentres, ils offrent une solution alternative en proposant à des actifs (télétravailleurs, auto-entrepreneurs, coworkers…) des espaces de travail de proximité aménagés, selon des formules de réservation flexibles allant de quelques heures à plusieurs mois. En réduisant les besoins en mobilités, ils s’inscrivent dans une logique de réduction de la pollution.

Les tiers-lieux défendent le « travailler autrement », à savoir les avantages d’une organisation collaborative du travail. Ils sont également des espaces de sensibilisation privilégiés au « consommer autrement », en hébergeant par exemple des distributions de fruits et légumes bio en circuit court, des ateliers collectifs de réparations d’objets ou en adoptant des politiques d’achat responsable.

Dans le cadre de sa politique collaborative, le Département des Hauts-de-Seine a soutenu des initiatives innovantes et a ainsi financé deux tiers-lieux, à Sceaux et à Malakoff.