1.1.1. La stratégie Nature

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La stratégie départementale des espaces de nature dans les Hauts-de-Seine

Les principes d’élaboration d’une nouvelle stratégie ont été votés en décembre 2018. La finalisation du diagnostic et la rédaction d’un premier plan d’actions ont été lancés en 2019. Il s’agit de réunir l’ensemble des outils opérationnels du Département contribuant à la préservation et au développement de l’infrastructure verte altoséquanaise, en cohérence avec celle des Yvelines. La stratégie s’appuie sur :

  • le schéma départemental des espaces naturels sensibles,
  • le schéma d’aménagement et de gestion durable de la Seine et de ses berges,
  • le schéma des parcours buissonniers,
  • le Plan départemental des itinéraires de promenade et de randonnée,
  • le Plan de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE),
  • la démarche environnementale appliquée dans les parcs et jardins départementaux et la labellisation EVE® de 16 sites départementaux par l’organisme de contrôle Ecocert,
  • les arbres d’alignements sur voirie départementale (30 000 sujets sur plus de 300 km).

Cette stratégie contribue directement à la transition écologique du territoire et à la santé de ses habitants. Mettre chaque Altoséquanais à 15 min à pied d’un espace de nature, développer une promenade continue de 36 km le long de la Seine, porter à 500 km les itinéraires de promenades, valoriser les espaces naturels d’intérêt départemental, étendre et gérer de façon exemplaire les Espaces Naturels Sensibles départementaux, sont les objectifs poursuivis. En outre, un objectif d’éducation citoyenne est également développé.
Les Communes seront les partenaires privilégiés de cette stratégie et bénéficieront d’une aide technique et financière pour leur contribution au développement de cette infrastructure verte, en termes de création d’espaces et de liaisons.

 

 

Les Département des Hauts-de-Seine et des Yvelines élaborent un atlas des espaces naturels sensibles (ENS). Cet ouvrage présentera les 44 plus beaux ENS gérés par les deux départements, ainsi que les liaisons qui les connectent.

1.1.2. La gestion des espaces naturels sensibles, des parcs et jardins départementaux

1.1.2.1. Le principe d’écologie de réconciliation

La gestion des sites départementaux intègre le principe de l’écologie de la réconciliation, où les activités humaines et la préservation de la biodiversité peuvent évoluer de concert sur un même espace. Sur les parcs et jardins, il s’agit de concilier l’accueil du public et les usages des lieux avec la préservation des habitats, de la flore et de la faune. Cette gestion différenciée et écologique a généré de nouvelles ambiances paysagères, au bénéfice des promeneurs : prairies, haies champêtres, lisières forestières, zones humides…Si la majorité des sites sont déjà classés en ENS, le parc de la Folie Saint-James, le Jardin Albert-Kahn, le jardin de l’étang Colbert, le Haras de Jardy et le Pré Saint-Jean seront également proposés en ENS dans le prochain plan d’action de la stratégie nature.

Pour suivre l’impact des pratiques de gestion, le Département met en œuvre des outils d’investigation ( inventaires faune et flore avec différents protocoles comme par exemple l’ADN environnemental pour les amphibiens ou les indicateurs d’Indice Ponctuel d’Abondance pour les oiseaux…), des outils techniques ( analyse des pratiques de tonte, suivi des bilans carbone, commande de végétaux locaux ou indigènes…) et des outils de conservation ( archéologie des jardins, recherche d’archives historiques…) et de satisfaction des usagers (enquête lors des bilans de gestion par site, échanges avec les agents d’accueil…).

1.1.2.2. Des plans de gestion paysagers actualisés tous les 5 ans

Tous les sites départementaux possèdent leur plan de gestion paysager. Ils sont structurés autour d’objectifs de conservation à long terme pour permettre de protéger les surfaces de nature, prendre en compte les évolutions du climat et réfléchir aux modes de résilience.
Le plan de gestion est une programmation sur cinq ans des actions principales à conduire pour préserver et améliorer la valeur patrimoniale du site (patrimoine naturel et culturel), tout en garantissant le maintien des usages par le public. Il garantit le juste équilibre entre ses différentes vocations (écologique, paysagère, sociale, historique…). La finalité et les moyens sont pensés dans une logique de développement durable.
En 2019, les plans de gestion du parc Henri-Sellier, des bois de Garenne et de la Solitude sur la commune du Plessis-Robinson, le parc André-Malraux à Nanterre et la promenade Jacques Baumel autour du Mont-Valérien ont été remis à jour.
Les synthèses des plans de gestion pour la Promenade des Vallons de la Bièvre, le jardin de l’étang Colbert et le parc Pierre-Lagravère ont été renouvelées.

 

 

Entre fin 2020 et le premier trimestre 2021, les plans de gestion du parc du Chemin de l’Ile et de la promenade bleue à Nanterre, ainsi que le parc Casimir-Davaine et les étangs de la marche à Garches et le parc des sports de la Grenouillère à Antony seront renouvelés. Les synthèses des plans de gestion du Domaine de la Vallée aux loups, des parcs du Plessis-Robinson, du parc André-Malraux et de la promenade Jacques Baumel seront mises à jour sur la même période.

1.1.2.3. Les labellisations des parcs départementaux

La qualité des espaces de nature du Département permet d’être labellisée à plusieurs titres.

1.1.2.3.1. La certification EVE® par Ecocert

Le référentiel EVE® pour Espace Végétal Ecologique détaille les critères appliqués à dix domaines de compétence que les parcs doivent respecter pour pouvoir être labellisés. Pour vérifier cela, l’organisme Ecocert procède à des audits annuels dans les parcs. Cette labellisation est un contrôle qualité de la gestion environnementale engagée par le Département.

Suite à la campagne d’audits 2019, le label est maintenu pour l’ensemble des 16 sites. L’audit démontre le professionnalisme et l’engagement des équipes pour évoluer dans leur compétence. Quatre indicateurs de suivi sont d’ailleurs mis en place dans un souci d’amélioration continue du service : la nature des surfaces entretenues, le bilan carbone des tontes d’entretien, la consommation d’eau potable, et la satisfaction du public pour l’entretien des parcs. Ainsi en 2019, le dernier indicateur montre que 70 % des personnes en moyenne se déclarent satisfaites à très satisfaites.

Les 16 parcs et jardins départementaux labellisés Espace Végétal Ecologique EVE®, totalisent une surface en gestion écologique de 585 ha, soit la plus grande surface de parc de la région Ile-de-France dans ce mode de gestion relevant d’une collectivité territoriale.

 

 

Deux nouveaux sites vont renforcer ce système fin 2020, la promenade bleue entre Nanterre et Colombes et le parc des sports d’Antony situé à l’intérieur du Domaine départemental de Sceaux.

 

ACTION PHARE : Une gestion environnementale exemplaire des matériaux sur le chantier du parc des Chanteraines

Parmi les 10 domaines évalués, le label EVE® s’attache à la bonne gestion des déchets dans une perspective d’économie circulaire. Dans le cadre de la réfection des allées du parc départemental des Chanteraines, un recyclage sur site des matériaux issus des anciens cheminements a été réalisé. Une aire de transformation des matériaux de 4500 m² a été créée, afin de récupérer les matériaux des anciennes allées, béton désactivé blanc et pavés de granit gris, de très grande qualité. Cette transformation in situ a permis de récupérer 5300 tonnes de matériaux et d’économiser 300 rotations de camions, entrainant un bilan carbone particulièrement vertueux.
L’enjeu environnemental de ce chantier a permis le soutien de partenaires institutionnels et des subventions de l’Agence de l’Eau Seine Normandie et de la région Ile-de-France au titre de la désimperméabilisation des sols.
Innovant, ce chantier fait école : une grande partie des matériaux issus de la réfection de l’étang des Hautes-Bornes du parc des Chanteraines, va également être rapatriée sur l’aire de transformation des matériaux.

1.1.2.3.2. Le label refuge pour la biodiversité par la Ligue de protection des oiseaux (LPO)

Dix parcs sont agréés « refuge LPO pour la biodiversité ». En 2019, le renouvellement d’agrément a été attribué au Haras de Jardy, pour une période de 5 ans. Le Domaine de la Vallée aux loups rejoint cette labellisation qui permet avec la LPO des actions vers le public (visites ornithologiques, atelier nature pour les collégiens).
L’objet de cet agrément est d’assurer une veille ornithologique et de mener des actions de préservation des milieux naturels.

 

 

Fin 2020, le label sera initié dans le Domaine départemental de Sceaux et renouvelé pour le parc des Chanteraines.

1.1.2.3.3. Le label « Jardin remarquable » par le Ministère de la Culture

Le label « Jardin remarquable » est remis par le Ministère de la Culture pour une durée de 5 ans à un jardin public ou privé pour la qualité de son histoire, de sa composition paysagère, de sa gestion et de la médiation réalisée par le propriétaire.
Trois sites sont primés depuis 2011 : le jardin et musée Albert-Kahn et les Domaines départementaux de la Vallée aux loups et de Sceaux.

1.1.2.3.4. Le label « Conservatoire des collections végétales spécialisées » (CCVS)

Le CCVS, créé en 1989 à l'initiative de scientifiques et d'amateurs passionnés, s'est donné pour mission de rassembler et conserver des collections de végétaux particulières en France.
Il a établi une charte des collections qui comprend 2 niveaux de reconnaissance :

  • "Collection Nationale CCVS" (CN) : collection d'intérêt national qui présente des critères d'excellence lors de son évaluation. Elle doit notamment, par sa composition, être largement représentative du thème choisi. 
  • "Collection Agréée CCVS" (CA) : collection qui doit encore s'enrichir, ou dont le mode de culture, la gestion ou la pérennité sont encore insuffisants pour obtenir le label "Collection Nationale CCVS".

Le Département possède depuis 1999, une collection nationale au Domaine de la Vallée-aux-Loups pour les Convolvulacées, donnée par le célèbre botaniste Patrick Blanc et une collection agréée dans ce même domaine pour le jardin des Aulnes.

 

 

Au Domaine de la Vallée-aux-Loups, une nouvelle collection correspondant aux variétés anciennes de Rhododendrons de l’arboretum sera proposée en 2021 au lieu de 2020 en raison du confinement survenu durant la période de floraison.

1.1.2.4. Les rassemblements festifs

Les parcs et jardins départementaux proposent au public des animations et visites tout au long de l‘année et lors des grandes manifestations (Rendez-vous aux jardins, Journées européennes du patrimoine) ainsi que des ateliers d’art floral, d’aquarelle botanique, des conférences et des visites. L’objectif est de connecter le citadin à la nature, de promouvoir un cadre de vie agréable et un environnement sain.

Tous les ans, le Département met en place des programmes d’animations variés dans le cadre des grandes manifestations nationales qui ont un impact environnemental, social, économique et culturel.

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© CD92 M. Hoeltgen

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© CD92 M. Hoeltgen

En 2019, 280 animations ont accueilli 7 033 personnes dans 10 parcs du Département.

Les rassemblements festifs dans les parcs

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1.1.3. Le plan départemental d’itinéraires de promenade et de randonnée (PDIPR) et le schéma des parcours buissonniers

414 km d’itinéraires ont été identifiés et dévolus à la randonnée pédestre : 4 sentiers de grande randonnée, 1 sentier de grande randonnée de pays, 11 sentiers de petite randonnée.

Le Département mène plusieurs actions, conséquentes de cette compétence départementale : le balisage des itinéraires, le suivi des dossiers de subvention aux communes et EPCI, la conception et le suivi d’actions de valorisation et de communication. En 2019, dans le cadre de la mise à jour du PDIPR et en partenariat avec le comité départemental de randonnée pédestre, 26 communes ont été consultées.

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Le schéma des parcours buissonniers est un document prospectif et complémentaire au PDIPR. Il vise le développement de 500 km de liaisons vertes, permettant à chaque habitant des Hauts-de-Seine de rejoindre un espace vert en moins de 15 min à pied. Il détaille donc un potentiel de nouveaux itinéraires à aménager et inscrire au PDIPR, qui contribueront au déploiement d’une trame verte et bleue équilibrée à l’échelle départementale.

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Cette trame s’appuie sur l’identification de 10 promenades vertes et d’une promenade bleue, le long de la Seine. Selon les opportunités foncières, les Communes peuvent ainsi développer de nouveaux tronçons avec l’aide du Département. La réalisation de la Promenade verte de Bois-Colombes (1.4 ha sur 800 mètres linéaires), ouverte au public en juin 2018, est une illustration de ce type de partenariat.


Promenade verte de Bois-Colombes © CD92

Les randonnées : l’événementiel

La 9e édition de l’événementiel « Randonnées dans les Hauts-de-Seine » a eu lieu du 24 au 26 mai 2019, dans le cadre de la fête de la nature.
Comme les autres années, cinq itinéraires de randonnées, de 6 à 8 km ont été proposés au public, du nord au sud des Hauts-de-Seine, assortis de points d’intérêt commentés. Ils rassemblent au total 500 personnes.

Nombre de participants présents à l’opération « Randonnées dans les Hauts-de-Seine »


1.1.4. La préservation du patrimoine arboré

Le patrimoine arboré des voiries départementales, des parcs et des collèges fait l’objet d’une attention particulière dont la responsabilité principale est assurée par un service dédié à la gestion des arbres, à la protection végétale, aux approvisionnements en végétaux.

Le Département procède au suivi de l’état sanitaire et de résistance mécanique de l’ensemble de ses arbres. Les diagnostics sanitaires sont réalisés de manière approfondie par une agence d’expertise tous les 3 ans sur les voiries et les collèges et tous les 4 ans dans les parcs (Les techniciens arboricoles quant à eux réalisent des observations visuelles intermédiaires et régulières.

 

Un nouvel outil informatisé va être mis en fonction en 2020 pour la gestion du patrimoine arboré. Il repose sur une base de données géolocalisées et détaillées de l’état sanitaire de chaque arbre faisant l’objet d’un diagnostic. Associés à un système mobile, les techniciens vont pouvoir consulter et actualiser en direct cette base dès leurs constatations sur le terrain. Cet outil apporte une véritable plus-value en connaissance et gestion responsable de ce patrimoine. La première étape de mise en œuvre concerne les arbres d’alignement sur voirie.

En 2019, les approvisionnements en végétaux représentent 941 arbres, 3 100 plants et baliveaux forestiers, 19 706 arbustes, 35 936 plantes vivaces, 62 073 plantes saisonnières, 63 002 bulbes.
Le patrimoine arboré des voies départementales est certainement le plus vulnérable et il requiert des pratiques de gestion adaptées. Il est composé de 30 000 arbres représentant un linéaire planté de 300 km.
En 2019, 439 arbres ont été plantés le long des routes départementales des Hauts-de-Seine soit un taux de renouvellement d’environ 1,5 %.

Nombre total d’arbres plantés par le Département

Dans le cadre des économies d’eau et dans l’objectif d’optimiser la reprise des arbres nouvellement plantés, des sondes tensiométriques et des cuvettes artificielles pour des arrosages plus efficaces les 2 premières années de plantation sont installées.

Mise en place de dispositifs pour lutter contre le chancre coloré à Antony

Le Département des Hauts-de-Seine a détecté la présence du chancre coloré (Ceratocystis platani) sur 14 platanes le long de la RD920, à Antony. Ce champignon s’attaque uniquement aux platanes et provoque un dessèchement et la mort de l’arbre en quelques mois ou années. Le 17 septembre 2019, le Préfet de région a pris un arrêté relatif à la lutte du chancre coloré, qui stipule que les arbres situés dans un rayon de 35 mètres doivent également être éliminés, afin d’éviter tous risques de contamination. Au total, 102 arbres seront abattus entre le 10 novembre et 20 décembre 2019.

L’arrêté préfectoral a défini le territoire d’Antony en zone délimitée. Ainsi tous les travaux réalisés sur ou à proximité de platanes doivent depuis 2019 être déclarés à la direction régionale et les outils et matériels de coupes ou de terrassements désinfectés par précaution. Le Département et la ville d’Antony assurent une surveillance accrue des platanes sur cette zone délimitée afin d’identifier au plus tôt d’éventuels nouveaux foyers de contamination.

1.1.5. La compensation environnementale

Le 23 janvier 2018, la Préfecture des Yvelines a pris un arrêté portant approbation de la convention constitutive du Groupement d’intérêt public (GIP) « Opérateur de compensation des atteintes à la biodiversité sur le territoire des Yvelines et territoires limitrophes », plus simplement dénommé BIODIF.

Co-fondé par les Départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines, ce groupement a pour objet de promouvoir un développement territorial équilibré articulé autour de l’évitement, la réduction et la compensation des impacts des aménagements, permettant la préservation et la valorisation des espaces naturels, et ainsi le maintien de la qualité de vie des habitants et l’attractivité des territoires. Il s’agit concrètement, par l’acquisition, l’amélioration écologique et la gestion durable de fonciers non urbanisés, d’accompagner les porteurs de projets d’aménagement et d’équipement du territoire.

En novembre 2019, le service de la communication interne a organisé un café projet « BIODIF » à la fois pour les agents du Département des Hauts-de-Seine et pour ceux des Yvelines. Ce café projet animé par Pascal Clerc, directeur de BIODIF a permis d’informer et de valoriser l’action de BIODIF. 

ACTION PHARE : La compensation écologique du tramway T10

« Offrir un gain écologique » à la forêt de Verrières à la suite des travaux d’aménagement du site de maintenance du T10 à Châtenay-Malabry


© Cyril Badet - Ile de France Mobilités

Le Département a signé une convention de gestion écologique avec Biodif en 2019 pour compenser les travaux du projet T10 Antony-Clamart. Pour le compte du Département, des travaux de restauration écologique ont ainsi été entrepris en forêt de Verrières avant même que la construction du site de maintenance du T10 ne soit commencée. Les travaux de compensation consistent en la création de mares, d’îlots de sénescence, de clairières, de restauration de lisière, …
9,45 ha de forêt à proximité immédiate du tracé du T10, aux bois de la Béguinière et du Carreau ont été restaurés. Aussi, pendant 30 ans, des diagnostics écologiques seront entrepris régulièrement afin de mesurer l’impact de la gestion sur les toutes les espèces indiquées dans l’arrêté préfectoral (les chiroptères (chauve-souris), l’écureuil roux, le hérisson d’Europe, l’avifaune des milieux forestiers (bouvreuil, Pic noir, etc.), les amphibiens (triton palmé, triton ponctué…), etc). Ces mesures de compensations environnementales s’évaluent à 3 M€ sur 30 ans, soit 1 % du coût global du projet Tram 10.