1.2.1. Le service public d’assainissement, une compétence départementale

Le Département a une compétence pour exercer un service public d’assainissement, et à ce titre il est propriétaire d’un important réseau de transport des eaux usées et pluviales. Son rôle est d’acheminer au mieux les eaux usées jusqu’aux stations d’épuration gérées par le Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (SIAAP). Les effluents sont ainsi traités et dépollués jusqu’à un niveau de qualité admissible pour le milieu naturel, la Seine.

1.2.1.1. Le règlement du service départemental d’assainissement des Hauts-de-Seine

Le 18 décembre 2018, l’assemblée départementale a délibéré sur l’adoption d’un nouveau règlement départemental d’assainissement. Ce règlement est applicable à partir du 1er janvier 2019. Il a fait d’objet d’une communication auprès des usagers, par le délégataire la SEVESC. Il est également communiqué en cas de demandes de nouveaux branchements.

Les principales modifications apportées concernent :

  • les conditions de réalisation de nouveaux branchements sur le réseau départemental et leur contrôle,
  • les dispositions particulières pour les eaux pluviales sont complétées avec notamment :
    - Les caractéristiques techniques des ouvrages de gestion des eaux pluviales proposées qui peuvent inclure des techniques favorisant l’évapotranspiration telles que : noues, toitures ou dalles végétalisées, bassins d’infiltration…
    - Certaines eaux pluviales polluées qui seront prétraitées avant infiltration ou avant rejet au réseau public par utilisation de techniques adaptées aux polluants et aux débits générés telles que filtres à sable, filtres plantés, décanteur… Les séparateurs à hydrocarbures ne seront nécessaires que pour des sites particuliers comme les stations de distribution de carburants, certaines aires industrielles ou certains parkings.

https://www.hauts-de-seine.fr/fileadmin/user_upload/Mon_departement/01_Missions_et_actions/01.6_Eau/2_-_Reglement_departemental_d_assainissement_2019.pdf

1.2.1.2. Un nouveau contrat de délégation 

ACTION PHARE : Un nouveau contrat de délégation pour l’assainissement

Un nouveau contrat de délégation de service public (DSP) a été attribué à la SEVESC pour une durée de 12 ans à compter du 1er janvier 2019 pour la gestion du service public d’assainissement du Département.
Dans le cadre de ce traité, les principales missions confiées au délégataire sont :

  • l’exploitation du réseau départemental d'assainissement et la relation avec les usagers,
  • la maintenance et le renouvellement des équipements électromécaniques, ainsi qu'une partie des travaux de réhabilitation,
  • le développement du système d’information géographique décrivant le patrimoine d’assainissement,
  • la production d’indicateurs règlementaires.

Le contrat comporte un certain nombre d’engagements en faveur de l’environnement avec des indicateurs de performance visant à minimiser les rejets, par temps de pluie, dans le milieu naturel. En parallèle, des actions sont également engagées pour réduire l’impact carbone lié à l’exploitation du réseau d’assainissement. Par exemple, dès janvier 2019, les contrats de fourniture d’électricité portent sur l’achat d’une électricité d’origine renouvelable et française disposant de garanties d’origine. En 2019, cela correspond à 4,8 GWh d’électricité, soit l’ensemble des besoins en électricité du contrat d’exploitation de la DSP.
https://www.powernext.com/fr/donnees-du-registre.

 
1.2.1.3. Le contrôle des effluents « entrants » dans le réseau

Les eaux domestiques
Annuellement, des visites chez les riverains sont réalisées pour contrôler la conformité de leurs installations intérieures. Il s’agit de conseiller et d’accompagner les usagers dans la mise en conformité de leurs installations le cas échéant, dans la gestion de leurs eaux pluviales, dans le respect de la bonne séparativité des réseaux (eaux pluviales / eaux usées) et la présence d’un clapet anti-retour pour éviter, en cas d’évènements pluvieux, l’inondation des sous-sols. Les contrôles liés à la bonne séparativité des réseaux sont renforcés en 2019. Ces actions sont en lien avec les objectifs relatifs à la baignade comme mentionné dans le paragraphe ci-après « qualité « eau de baignade »

Instruction des permis de construire
Le Département instruit tous les permis de construire et s’assure, pour les pétitionnaires rejetant au réseau départemental, de la bonne application des prescriptions du règlement départemental d’assainissement, notamment relatives aux eaux pluviales. En 2019, la direction de l’eau a traité 603 permis de construire.

Les eaux usées non domestiques
Les eaux usées non domestiques correspondent aux eaux usées rejetées aussi bien par des industriels que par des commerçants, restaurateurs, artisans. Elles peuvent avoir des caractéristiques différentes de celles des eaux usées des ménages. Des contrôles réguliers sont effectués aux rejets des sites industriels et auprès des artisans (garages, restaurants, pressings, …). Il s’agit tant de contrôles planifiés que de contrôles inopinés avec prélèvement au rejet de l’entreprise. En 2019, 313 prélèvements ont été réalisés lors de 356 visites inopinées. En parallèle, le Département apporte des conseils aux industriels et artisans pour améliorer la qualité de leurs rejets. Il délivre aux sites rejetant des eaux usées non domestiques au réseau départemental, un document règlementaire sous forme d’arrêté ou de convention, attestant de l’acceptation de leurs eaux usées et les obligeant à mettre en place une autosurveillance de leurs rejets. En 2019, le Département a ainsi règlementé 80 sites.

Métrologie et études du réseau
Afin de proposer des solutions visant à limiter les inondations dues aux débordements du réseau par temps de pluie et les rejets d’eau polluée en Seine, le Département réalise des études de diagnostic du fonctionnement hydrologique et hydraulique de son système d’assainissement. Des études spécifiques sont par ailleurs réalisées pour améliorer la compréhension générale du fonctionnement du réseau sous diverses conditions d’exploitation, telles que l’indisponibilité d’ouvrages pour travaux (« chômages ») ou crue de Seine.

Travaux d’amélioration et de réhabilitation du réseau
Le Département intervient sur le réseau d’assainissement afin de prévenir des dégradations ou d’y remédier : travaux de consolidation des ouvrages, de rénovation des branchements, d’étanchement des collecteurs, etc….


1.2.1.4. Le suivi annuel de la qualité hydro-biologique de la Seine
Dans le cadre du schéma d’aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges, adopté en 2006, le Département réalise un suivi hydro-biologique des berges de Seine afin de caractériser l’impact éventuel des aménagements réalisés ou projetés, sur le milieu aquatique. Pour ce faire, un programme pluriannuel de mesures est établi et 9 stations de prélèvements, réparties sur les 39 km de linéaire de Seine que compte le département, sont suivies. Les investigations réalisées annuellement portent d’une part sur l’identification et le comptage par échantillons des poissons, des peuplements végétaux et des macro-invertébrés en Seine et d’autre part sur l’analyse des algues microscopiques sensibles à la pollution du milieu aquatique.

En 2019, il est constaté assez peu de changements dans la composition des peuplements des macrophytes (végétal aquatique visible à l'œil nu), ce qui traduit une très forte résilience de la végétation aquatique face aux évènements climatiques exceptionnels observés ces dernières années sur le territoire (crue, canicule, sécheresse, etc.). En ce qui concerne la productivité piscicole, il apparaît cette année et ce quelle que soit la station suivie, que les espèces les plus sensibles à leurs habitats, telles que le barbeau, le chabot, l’hotu et la vandoise, sont très peu représentées en termes d’effectifs. Cette baisse importante de la productivité de ces espèces est observée d'une manière générale depuis 2015/2016. A priori, d'autres facteurs intervenant à plus large échelle joueraient donc sur leur productivité. 

L’arrêté frayère

Il est à noter que le 22 mars 2019, l’arrêté inter-préfectoral n°2019/DRIEE/SPE/016 dit « arrêté frayère » est entré en vigueur. Ce dernier liste les espèces de la faune piscicole dont les frayères et les zones d’alimentation et de croissance doivent être particulièrement protégées de la destruction sur les départements de la petite couronne. Le Département des Hauts-de-Seine est concerné par cet arrêté au titre de deux espèces à savoir le Chabot et la Vandoise.


Juvénile Chabot © Hydrosphère


Juvénile Vandoise © Hydrosphère

 

1.2.1.5. Evaluation de la qualité physicochimique des milieux aquatiques

Les nombreuses pressions anthropiques qui s’exercent sur les plans d’eau et cours d’eau du territoire peuvent provoquer une altération de leur qualité environnementale et sanitaire. Le Département peut dès lors être amené à réaliser un état des lieux et identifier les actions nécessaires au retour à un bon état écologique du site. En 2019, dans le cadre d’une étude visant à réduire les déversements d’eaux usées au droit du site de l’étang Colbert au Plessis-Robinson, un état des lieux de la qualité physico-chimique de l’étang a été réalisé. Les analyses ont démontré une altération prononcée par des matières azotées et phosphorées, traduisant ainsi la nécessité de réduire les apports des réseaux unitaires d'assainissement par temps de pluie vers l'étang. 

 


En 2020, la troisième phase de l'étude doit porter notamment sur la rehausse des déversoirs d'orage, l'optimisation des prises de temps sec et l'augmentation de la capacité de certains réseaux d'eaux usées.

 
 Etang Colbert © CD92/DE

 1.2.1.6. Une qualité « eau de baignade »

Le Département s’est engagé, au côté des acteurs de l’eau d’Ile-de-France, pour un retour à une qualité « eau de baignade » de la Seine dès 2024 pour les Jeux Olympiques de Paris (JOP) et progressivement sur le territoire d’Ile-de-France. Cela contribuera à une amélioration pérenne du cadre de vie des Altoséquanais, tant d’un point de vue environnemental que sanitaire et social.
Cette amélioration de la qualité bactériologique de la Seine nécessitant un travail partenarial fort entre les différents acteurs de l’eau d’Ile-de-France et soulevant des enjeux à la fois d’assainissement et d’urbanisme, un groupe de travail « Qualité de l’eau et baignade en Marne et en Seine » a été mis en place par le préfet de région en vue de l’élaboration d’un plan d’actions pour atteindre les objectifs visés.

En 2019, le Département a ainsi signé une convention de partage des données dans le cadre de sa participation au sous-groupe de travail intitulé « amélioration de la connaissance », piloté par la Ville de Paris et chargé de renforcer les connaissances de la qualité bactériologique des cours d’eau.

En parallèle, environ 180 contrôles de conformité des branchements relatifs à la séparativité des réseaux eau pluviales - eaux usées ont été réalisés sur 2019 dans l’optique d’identifier et de supprimer les rejets d’eaux non traités dans le milieu naturel par temps sec. Le bassin versant de la vallée de la Bièvre a été identifié comme zone prioritaire.

1.2.1.7. Le ramassage des déchets flottants sur la Seine et ses berges

Depuis 1980, le Département mène en continu le ramassage des déchets flottants sur la Seine et ses berges.

Cette action s’inscrit dans le cadre du schéma d’aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges. Elle concerne la Seine ainsi que les 66 km de berges traversant le territoire en rives droite et gauche du fleuve et bordant les 4 îles altoséquanaises de Saint-Germain, Seguin, de Puteaux et de la Jatte. Les bateaux nettoyeurs interviennent au droit de chacune des 17 communes du Département longeant la Seine.

Cette mission d’intérêt général très importante pour les usagers et les riverains du fleuve vise à lutter contre la pollution en évitant la dissémination de produits toxiques dans le milieu naturel et l’accumulation de déchets comme les verres, les plastiques, le caoutchouc, le polystyrène, les emballages et les épaves dont la durée de vie est souvent très élevée. Elle a aussi pour objectif de préserver la qualité des espaces aménagés en berges par le Département et de restaurer dans les meilleurs délais l’accessibilité des berges et la sécurité du plan d’eau, par le nettoyage des promenades basses longeant la Seine après les crues hivernales, voire printanières, et après les orages estivaux.

En 2019, les bateaux affectés au marché du Département ont été réquisitionnés par la préfecture suite aux conséquences de l’incendie du SIAAP d’Achères du 3 juillet, pour le ramassage des poissons.

3 à 11 tonnes de déchets sont collectés par semaine par les deux bateaux nettoyeurs.
En 2019, 195 tonnes de déchets ont été collectées dont 73 tonnes de bois et feuillages valorisés sur des plateformes de compostage (37 %) et 121 tonnes de déchets industriels banals triés dans des filières ad’ hoc en centre de tri (cartons, verres, métaux principalement).

Quantité de déchets dans les bennes des bateaux nettoyeurs (tonnage moyen par benne)

 


Intervention des bateaux nettoyeurs sur les berges de Clichy-la-Garenne © CD 92/Alain Pallot

1.2.1.8. Des partenariats pour la gestion de l’assainissement et des milieux naturels

Le Département adhère aux 17 principes de la ville « eau-responsable » développés par l’International Water Association, association relayée par l’Association française des professionnels de l'eau et des déchets (ASTEE) dont fait partie le Département.
L'objectif de ces principes est d'encourager des actions collaboratives, soutenues par une vision commune, de sorte que les gouvernements locaux, les professionnels urbains et les individus s'engagent activement à identifier et mettre en œuvre des solutions pour la gestion de toutes les eaux de la ville. Cette gestion durable de l'eau en ville s'articule autour de 4 niveaux d’actions :

  • Des services d’eau durables pour tous,
  • Une conception urbaine sensible à l’eau,
  • Une ville connectée à son bassin versant,
  • Des communautés « eau-responsables ».

Plus d'informations : https://www.astee.org/production/principes-de-liwa-pour-les-villes-eau-responsables/


1.2.2. La gestion des eaux pluviales

1.2.2.1. La politique de gestion durable des eaux pluviales

Afin de réduire, par temps de pluie, les risques d’inondation par débordement des réseaux d'assainissement et de limiter en zone unitaire les déversements d’eaux usées dans la Seine, le Département mène une politique de gestion durable des eaux pluviales auprès des différents partenaires. L’objectif est de favoriser une gestion à la source de ces eaux par l’usage de techniques alternatives. La réduction des volumes rejetés au réseau d’assainissement et la dépollution des eaux de ruissellement par le sol sont alors des effets bénéfiques complémentaires à la réduction des débits d’eau injectés dans les égouts. De plus, l’évapotranspiration des végétaux alimentés par les eaux de ruissellement a pour effet de réduire la température urbaine. Impact paysager de la végétalisation, dépollution par les sols, développement de la biodiversité et création d’ilots de fraîcheur sont des services écosystémiques qui améliorent le cadre de vie urbain induits par la gestion à la source des eaux de pluie.

La promotion de ces nouvelles techniques alternatives nécessite un grand nombre de rencontres avec les aménageurs afin de les sensibiliser et d’obtenir des améliorations de leurs projets, pour les rendre plus conformes aux attentes du Département. Ainsi, presque une centaine de réunions et d’échanges privilégiés ont été organisés en 2019.

En 2019, 26 nouvelles parcelles étaient dotées d’installations de régulation des eaux pluviales constatées conformes pour une surface totale de 63 940 m2, dont 15 975 m2 de surface traitée en techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales.

Surfaces dotées d’installations de régulation des eaux pluviales conformes, et pourcentage d’entre elles traitées en techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales

 

Les techniques alternatives pour la gestion des eaux pluviales regroupent des installations comme des toitures végétalisées, des noues, des bassins à ciel ouvert, des chaussées et enrobés drainants ….
En 2019, moins de parcelles ont été branchées sur le réseau d’assainissement départemental. Cela dépend des projets des promoteurs. Toutefois, une amélioration constante ces dernières années de la proportion de parcelles où les eaux pluviales sont traitées avec des techniques alternatives est à souligner.

 
Toiture végétalisée de la résidence "Les toits de Boulogne" © CD92/DE

1.2.2.2. La gestion des impacts des crues

L’année 2019 a été employée au transfert de la compétence de gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations (GEMAPI) du Département à la Métropole du Grand Paris, dans le cadre de l’application de la loi NOTRe. Le transfert est en vigueur au 31 décembre 2019.
Le Département conserve une astreinte renforcée « crue » pour assurer la continuité du service public d’assainissement. Les moyens techniques de lutte contre le débordement des réseaux sont activés en cas de crue (vannes empêchant l’eau de Seine de rentrer dans le réseau, pompage de l’eau excédentaire des réseaux pour la renvoyer dans la Seine, communication par le biais de bulletins de crue quotidiens).

1.2.2.3. Le bassin de stockage des eaux pluviales d’Antony

Le secteur sud d’Antony, le long de la RD 920, est un secteur sensible aux inondations liées aux orages. Les études menées sur ce secteur ont montré un besoin de stockage des eaux pluviales de 6 000 m³.
La solution retenue consiste en la réalisation d’un bassin circulaire d’environ 4 950m³ (diamètre 22 m / profondeur 17 m) et d’une chambre d’alimentation.
Les études d’avant-projet se sont terminées en 2018 et se sont poursuivies en 2019 par des études complémentaires. Un modèle physique a été construit. Il a permis de vérifier les dispositions constructives arrêtées pour le dimensionnement de la chambre.

1.2.2.4. Le projet d’automatisation des Déversoirs d’orages (DO) sur le bassin versant de Courbevoie

Plusieurs déversoirs d’orage sont présents sous la RD7, sur les communes de Puteaux, Courbevoie et Asnières. Leur fonction principale est de renvoyer les trop-pleins d’effluents unitaires dans la Seine en cas de fortes pluies pour éviter les débordements sur la voie publique du collecteur d’assainissement. Actuellement ces DO sont statiques. L’automatisation ou la reconfiguration desdits ouvrages permettra de mieux contrôler les interfaces entre le réseau départemental et le milieu naturel. Dans ce contexte, quatre DO situés Quai de Dion Bouton à Puteaux et Quai du Docteur Dervaux à Asnières-sur-Seine seront automatisés et trois autres à Courbevoie seront reconfigurés (via un déplacement et une rehausse des barrages à poutrelles fixes existants). Ces DO équipent le collecteur de quai du bassin versant de Courbevoie, situé sous la RD7.

Les études opérationnelles DO n°45 à Asnières ont été achevées début 2019. 

 


Les travaux démarreront au troisième trimestre 2020 pour un achèvement en 2021.

 
1.2.2.5. La création d’une liaison hydraulique avec le réseau du SIAAP au niveau du collecteur Sèvres-Achères-Rueil (SAR62)

Cette opération concerne la création d’une liaison d’environ 50 mètres linéaires entre le réseau départemental Rive Gauche de Seine (RGS) et le collecteur Sèvres-Achères-Rueil (SAR du SIAAP), au droit de la Manufacture de Sèvres. La réalisation de ce maillage permettra notamment de réduire de 30 % les rejets d’eaux résiduaires dans la Seine par les déversoirs d’orage le long du linéaire concerné et de faciliter la mise à sec du réseau RGS sur près de 4 300 m et donc d’éviter les dépenses liées à la mise en place de groupes électropompes pour le diagnostic et la réhabilitation de ce collecteur.

En 2019, les études d’avant-projet ont été finalisées et les études de projet ont été réalisées. Le dossier de consultation des entreprises est en cours de finalisation.

1.2.2.6. La gestion des eaux pluviales de voirie

Le Département met en œuvre, dès que possible, des dispositifs de gestion des eaux pluviales à l'occasion de ses chantiers de réaménagement de voirie (infiltration naturelle, bassins de rétention…) afin de réduire par temps de pluie les inondations et les rejets polluants vers le milieu naturel aquatique.
A titre d’exemple, dans le cadre du projet de prolongement du tramway T1 entre Asnières-sur-Seine et Colombes, le projet prévoit la création d’une noue, de bassins de rétention, l’augmentation de l’infiltration grâce à l’augmentation de la surface plantée et à l’utilisation de pavés enherbés.

Dans le cadre des travaux de requalification de l’avenue du Général de Gaulle (RD 906) à Clamart, un réseau enterré de près de 500 mètres linéaires a été créé. Celui-ci a été surdimensionné afin de permettre le stockage de 140 m3 d’eaux pluviales et leur rejet à un débit régulé. En plus de cet ouvrage, sur la contre-allée de desserte, les eaux pluviales sont recueillies et dirigées vers les fosses d’arbres pour y être infiltrées. Ce sont ainsi 1 808 m² de trottoirs qui ont été déconnectés du réseau pluvial d’assainissement.
Dans le cadre des travaux du boulevard de la Défense (RD 914), 2 bassins de rétention ont été créés.

 

 

Pour 2020, les travaux d’aménagement se poursuivent ainsi que la création d’ouvrages de rétention pour un volume de rétention final de 891 m3 et au total 6 ouvrages de rétention avec des débits de fuite limités.

A la fin de l'année 2019, 17 sites gérés par le Département sont équipés de réservoirs.

1.2.2.7. Une certification environnementale réussie

La direction de l’eau est engagée dans une démarche d’amélioration de sa performance environnementale. Le système mis en place est conforme à la norme internationale ISO 14001 version 2015.
Cette démarche fait l’objet d’une certification par un organisme extérieur accrédité, le Laboratoire National d’Essais (LNE). Chaque année, un auditeur analyse le système et l’organisation déployés au sein des équipes de la direction de l’eau.

La politique environnementale de la direction de l’eau est disponible sur :

https://www.hauts-de-seine.fr/fileadmin/user_upload/Mon_departement/01_Missions_et_actions/01.6_Eau/01.6.5_Demarche_environnementale/DE-Politique_Env-20180705.pdf

1.2.3. Rendre la Seine aux habitants

Le schéma départemental d’aménagement et de gestion durables de la Seine et de ses berges a pour principal objectif de rendre la Seine aux habitants et de réaliser une promenade de 39 km le long de la Seine, dite « promenade bleue ». Le Département en assure la mise en œuvre. Plusieurs projets d’aménagement sur les berges se sont poursuivis en 2019 sur les 2 800 m de berges à l’étude.

Linéaire de berges de Seine aménagées à la promenade et à l’étude (en mètre)

 

1.2.3.1. Courbevoie aval

Après l’aménagement des berges de Seine en amont du pont de Courbevoie, les études se poursuivent pour assurer la continuité de l’aménagement jusqu’au parc de Bécon.
Suite au périmètre et programme retenus, le maitre d’œuvre a été désigné et la phase étude préalable / diagnostic, réalisée.

 

 

Deux variantes du projet seront proposées à la ville. La phase d’étude avant-projet, l’étude cas par cas et le dépôt du dossier environnemental doivent être engagés en 2020.

1.2.3.2. Asnières-sur-Seine

L’aménagement des berges d’Asnières-sur-Seine entre le pont d’Asnières et le pont de Clichy a pour objectif d’ouvrir la ville sur le fleuve, de pérenniser et valoriser les berges et leurs accès par la création d’une promenade continue. Le projet permettra également d’améliorer la qualité du milieu naturel en créant des zones humides et des frayères.
L’année 2019 a été consacrée à la désignation du maitre d’œuvre, la validation de l'étude préalable et du diagnostic et notamment le choix d’une variante de promenade sur ponton flottant pour permettre des promenades au plus près du fleuve. La phase avant-projet a également été engagée.

 

 

Cette dernière s’achèvera en 2020 après la réalisation de sondages géotechniques et sondages relatifs à d’éventuelle pollution présente.

1.2.3.3. Estacade des mariniers à Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne

L’estacade des mariniers, ouvrage en balcon sur la Seine, au sein du parc des Chanteraines sur les communes de Gennevilliers et de Villeneuve-la-Garenne, est fermée au public depuis plusieurs années du fait d’un risque d’effondrement et de basculement en Seine. L’objet de l’opération est de déconstruire cette estacade, de renaturer et stabiliser la berge. La promenade piétonne, permettant de rejoindre le site Vallons-de-Seine au parc des Chanteraines, sera reprise, offrant des accès à l’eau (belvédères, promontoires…). Une cale de mise à l’eau pour faciliter la pratique du kayak sur le site a également été intégrée et devra être mis en corrélation avec le projet de base nautique.

L’année 2019 a été consacrée au lancement de la procédure de désignation de l’équipe de maitrise d’œuvre qui sera finalisée à l’été 2020.

1.2.3.4. Pointe amont Ile Saint-Germain

Les études ont été relancées en 2017 afin de valoriser cet espace et de l’intégrer au parc de l’Ile Saint-Germain. En 2019, des échanges avec le gestionnaire du parc ont eu lieu pour étendre le périmètre d’aménagement des berges sur le grand bras en lien avec la rénovation de la Tour aux Figures.

 

 

En 2020, une étude de faisabilité sera réalisée sur le périmètre étendu et un concours de maîtrise d’œuvre pourrait être organisé si le projet est validé.

1.2.3.5. Ile Seguin – études sur l’aménagement des berges et création d’une escale

En 2017 le Département a lancé une réflexion sur la création d’escales sur l’Ile Seguin. Un premier équipement a été créé à l’occasion du « One Planet Summit » de décembre 2017. L’escale permet d’accueillir des bateaux de tourisme fluvial de 5 m de large dans des conditions de débit définies. Par ailleurs, une étude de faisabilité d’aménagement des berges au droit de la Seine Musicale a été menée en 2018 et validée en 2019 en lien avec le projet d’implantation d’une œuvre monumentale à la pointe aval de l’île.

 

 

La procédure de désignation du maitre d’œuvre sera initiée en 2020.

1.2.3.6. L’aménagement des berges à Clichy-la-Garenne et Levallois-Perret

Sur l’année 2019 se sont poursuivis les travaux de la RD1 quai de Clichy et quai Charles Pasqua sur les communes de Clichy-la-Garenne et Levallois-Perret. Le projet consiste à aménager les quais en boulevard urbain sur 1,2 km. Une promenade sous le pont d’Asnières en bordure du fleuve proposera un nouveau cadre paysager.


Travaux sur la RD1 à Clichy © Sennse-CBadet

1.2.3.7. La RD7 Suresnes-Saint-Cloud : requalification des berges et des quais de Seine 

RD7 Suresnes-Saint-Cloud : requalification des berges et des quais de Seine

Un important programme de requalification des berges et des quais de Seine (rive droite et rive gauche) a été engagé par le Département. Celui-ci consiste, non seulement en un réaménagement de voirie avec un nouveau partage par l’intégration de pistes cyclables mais aussi et surtout en une reconquête et une renaturation des berges qui viseront à permettre une appropriation de l’usage de ces lieux par le public. Il s’agit de recréer des espaces paysagers de promenade et de détente et d’une façon générale d’ouvrir la ville vers le fleuve tant du point de vue du paysage que des usages.
A la suite de l’approbation, en 2018, du bilan de la concertation et de l’état initial faune-flore, le dossier d’étude d’impact a été réalisé en 2019 et la consultation de maitrise d’œuvre lancée.


Cheminement piéton sur berge le long de la RD7 © Studio Graphy

 

 

 

Fin 2020, aura lieu l’enquête publique.

 
1.2.4. Le développement conjoint du territoire autour de l’Axe Seine

Les Hauts-de-Seine et les Yvelines portent conjointement la déclinaison dans leurs territoires des actions interdépartementales mises en œuvre par l’Association des Départements de l’Axe Seine (ADAS), créée en 2016 et réunissant également le Val-d’Oise, l’Eure, la Seine-Maritime et le Calvados. L’objectif est de constituer un espace de dialogue avec les acteurs publics et privés de l’Axe Seine et de fédérer les initiatives locales, en menant des projets au plus près des territoires.

Parmi les premières réalisations de l’ADAS ayant un impact direct sur l’ouest francilien, peuvent notamment être cités la manifestation biennale « Fête en Seine » (2017 et 2019), vecteur de redécouverte de la Seine et de ses atouts par les habitants au moyen d’évènements festifs et sportifs, et surtout le projet de véloroute « La Seine à Vélo », piloté par l’ADAS.

Depuis 2018, une quinzaine de collectivités maîtres d’ouvrage ont défini par convention un plan d’actions pluriannuel permettant l’ouverture dès juin 2020 de cette véloroute qui reliera Paris et Le Havre / Honfleur. Au titre de ce projet, les Hauts-de-Seine et les Yvelines poursuivront la réalisation de la « promenade bleue » le long des berges de Seine et travailleront à l’amélioration des services aux usagers de cet itinéraire.

L’ADAS intervient aussi pour le développement du tourisme fluvial. Elle a ainsi initié de nouveaux partenariats en organisant des ateliers de concertation dans les six départements de l’Axe Seine. Réunissant l’ensemble des acteurs concernés par la promotion des croisières fluviales, ces ateliers ont permis d’élaborer un plan d’actions global.