2.2.1. La compétence départementale sur les collèges

Le Département veille à ce que les 75 605 collégiens inscrits dans un des collèges du département puissent étudier et pratiquer des activités culturelles et sportives, dans les meilleures conditions. Au sein des établissements publics, le personnel départemental assure au quotidien l’accueil, l’hébergement, la restauration scolaire et l’entretien des locaux.

En 2019, le Département des Hauts-de-Seine consacre 156 millions d'euros aux collèges publics et privés et aux collégiens du département pour favoriser leur réussite. Il investit massivement pour la réalisation de plusieurs opérations majeures de construction, reconstruction, réhabilitation et rénovation des bâtiments d’enseignement. Ce budget est également consacré au programme annuel des travaux récurrents sur les bâtiments scolaires, aux travaux liés à la sécurité, aux aménagements courants, ainsi qu’à une provision pour travaux urgents et imprévisibles. En 2019, le Département consacre 51 millions d’euros aux bâtiments scolaires.

Les projets en cours de l’année 2019

Le collège Marcel Pagnol a été livré en 2019 à Rueil Malmaison. Ce collège d’une capacité d’accueil de 700 élèves a été démoli et entièrement reconstruit en inscrivant dans une démarche Haute qualité environnementale (HQE).


Collège Marcel Pagnol ©CD92

L’année 2019 a été consacrée aux travaux de terrassements préparatoires pour la construction du nouveau collège La Paix à Issy-les Moulineaux qui accueillera 700 élèves.

 

 

La livraison collège La Paix à Issy-les Moulineaux est prévue fin 2020.


La construction du collège Henri-Wallon à Malakoff, avec des exigences énergétiques et environnementales ambitieuses, a été initiée en 2019. Il aura une capacité d’accueillir 600 élèves contre 440 actuellement.

 

 

La livraison du collège Henri-Wallon à Malakoff est prévue en 2024.


Les procédures de marchés publics (dialogue compétitif), engagées en 2018, pour la réhabilitation lourde des collèges de la Fontaine du Roy à Ville d’Avray et Anne Franck à Antony se sont poursuivies en 2019.

 

 

Les 2 collèges seront livrés 2023.


En 2019, le Département a lancé des concours de maîtrise d’œuvre pour les collèges :

  • Henri-Wallon à Malakoff (reconstruction pour 600 élèves),
  • Voltaire à Asnières (nouveau collège pour 700 élèves),
  • Pierre Brossolette à Chatenay-Malabry (reconstruction pour 700 élèves),
  • Alfred-de-Vigny à Courbevoie (reconstruction pour 500 élèves),
  • Claude-Nicolas-Ledoux Le Plessis-Robinson (reconstruction pour 600 élèves),
  • Joliot-Curie à Bagneux (reconstruction pour 600 élèves).

 

 

Pour les projets cités ci-avant, les équipes lauréates seront désignées en 2020.
Un projet de reconstruction du collège Evariste-Galois à Nanterre est prévu en étroite concertation avec Nanterre et Puteaux pour une ouverture à la rentrée 2027.


2.2.2. Le numérique et les collèges

2.2.2.1. L’Environnement numérique des Collèges (ENC)


© ITOP Education

L’Environnement Numérique des Collèges des Hauts-de-Seine (ENC HdS) se déploie sur l’ensemble des 93 collèges publics du département, en concertation avec l'Éducation nationale, ainsi que dans l’école de danse de Nanterre. Ce dispositif a pour objectif principal la réussite des élèves, mais aussi de les familiariser aux usages technologiques d'aujourd'hui, ainsi qu’au monde de demain. Pour cela, le Département met à disposition des équipements innovants, sécurisés fondés sur une infrastructure solide.

Le portail de services numériques permettant à l’ENC HdS d’être performant est l’environnement numérique de travail (ENT) qui offre un accès unique et sécurisé à l’ensemble de la communauté éducative, ainsi qu’aux familles qui peuvent consulter en ligne les informations du collège, ainsi que l’emploi du temps, le cahier de texte, les notes et absences de leur(s) enfant(s).

L’ENC développe de nouvelles ressources et de nouveaux usages entre enseignants et élèves, mais aussi pour les professionnels de l'éducation (nouveaux services d'information, de communication, d'organisation, de pédagogie et de gestion de la scolarité).
Il permet de limiter l’utilisation du support papier, ainsi que le poids des cartables.
Ainsi, de par ses dimensions sociales (accès facilité au savoir, lutte contre les fractures numériques), économiques (encouragement de la création d’emplois de proximité et le développement des PME innovantes) et environnementale (réduction de la consommation de papier), l’ENC HdS s’inscrit dans une démarche éco-citoyenne.

Depuis sa mise en place en 2015, les usages de l'ENT HdS ne cessent de s'intensifier et de se diversifier. Au plan national, l'organisme en charge du dispositif de mesure d'audience des ENT français place l’ENT HdS nettement au-dessus des moyennes nationales et comme étant le plus abouti.
Le nombre de visites mensuelles du portail a dépassé les 2,6 millions en décembre 2019, soit 32 % de plus qu’en décembre de l’année précédente avec le même nombre d’utilisateurs potentiels.
Environ 23 millions de visites sur le portail ENC ont été comptabilisées pour l’année scolaire 2019, soit une augmentation de 35 % du nombre de visites par rapport à l’année scolaire précédente, sans qu’aucun nouveau collège ne soit déployé.
Pour l’année scolaire 2019, 1,9 millions de SMS ont été envoyés depuis les ENT.

Depuis la rentrée scolaire 2019, 73 collèges des Hauts-de-Seine ont migré vers un nouvel Environnement Numérique de Travail appelé « oZe » dont l’interface est plus ergonomique, intuitive et responsive, c’est-à-dire qui s’adapte aux différents types de matériels mobiles (smartphones, ultra-portables ou tablettes). Ce nouvel ENT permet de toucher encore davantage de parents, notamment ceux qui ne disposent pas d’ordinateurs au domicile ou qui ne sont pas à l’aise avec les usages du numérique.

Nombre de SMS envoyés depuis l'Environnement numérique de travail (ENT) des collèges

 Nombre de visites du portail d'Environnement numérique de travail (ENT) des collèges

 

 

2.2.2.2. L’inclusion numérique

Le niveau d'équipement numérique des collèges a évolué pour s’adapter aux nouveaux usages et à la mobilité.

Tous les collèges disposent d’une connexion internet haut débit (fibre internet à 20 Mo) et le wifi est déployé progressivement dans les établissements. À la fin 2019, ce sont 76 collèges, soit environ 80 % des établissements, qui en bénéficient.

 

 

La fin du déploiement est prévue à l’automne 2020.

Depuis 2017, les matériels mobiles sont déployés dans les collèges aussi bien pour les élèves que pour les enseignants. A l’automne 2019, la totalité des enseignants des collèges des Hauts de Seine sont désormais équipés d’un ultra-portable. Chaque salle est équipée d’un moyen de projection (vidéoprojecteurs et / ou VPI).

Le Département a également fait le choix d’équiper tous les élèves accueillis dans les dispositifs ULIS (Unités Locales pour l’Insertion Scolaire) d’une tablette numérique. En effet, l’évaluation menée avec un institut de sondage dans le cadre de l’expérimentation des Équipements Mobiles Individuels a montré que ces enfants en situation de handicap trouvaient des bénéfices plus importants que les autres en termes d’apprentissage. Depuis octobre 2019, les élèves, les coordonnateurs ULIS et les accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) des 53 ULIS du Département sont ainsi équipés de tablettes numériques individuelles.

Pour accompagner les projets pédagogiques et éducatifs, les établissements peuvent être dotés de matériels innovants dans le cadre d’un appel à projets (imprimante 3D, scanner 3D, mallette de baladodiffusion, kit webTV, Kit web radio...). Cette dotation a permis de proposer aux collèges différentes actions numériques et d’impulser une dynamique territoriale. Face au succès de la première édition dont les évènements de restitution se sont déroulés au printemps 2019, ces actions innovantes sont reconduites, avec le Département des Yvelines, pour l’année scolaire 2019-2020, avec l’offre suivante :

  • une exposition « Imagine ton collège » autour de l’aménagement des espaces, fondée sur la modélisation et la conception 3D (12 collèges participants) ;
  • un défi de programmation Défi’BoT (37 collèges participants) ;
  • un projet « Sur les chemins de l’école » destiné aux élèves nouvellement arrivés et accueillis en Unités Pédagogiques pour Élèves Allophones Arrivants (UPE2A) qui sont invités à réaliser un magazine en ligne présentant l’école dans leurs pays d’origine (17 collèges participants) ;
  • un concours « Robotyc » sur la thématique du robot écolo Trieur de déchets (14 collèges participants).

 

Les productions liées à ces actions numériques innovantes seront présentées lors du printemps de l’éducation qui se déroulera en mai 2020.

Lors de la crise de la COVID-19, ce dispositif numérique a permis la distribution d’équipements pour les collégiens non équipés. 2 000 ordinateurs ultraportables ont été débloqués en urgence par le Département, auxquels s’ajoutent 600 tablettes mises à disposition par Seine-et-Yvelines numérique auprès des jeunes de l’Aide sociale à l’enfance. Avec les équipements remis avant la crise aux enseignants et aux élèves, c’est 10 000 équipements mobiles qui ont été prêtés en tout.

 

 

ACTION PHARE : Le robot de télé-présence dans les collèges


Robot au Collège P. Éluard à Châtillon © Willy Labre

L’engagement du Département en faveur de l’inclusion numérique s’est traduit par l’acquisition de 3 robots de télé présence. Il permet aux collégiens contraints de rester chez eux temporairement de garder le lien social avec leur classe. Grâce à un ordinateur piloté depuis son domicile, l’élève peut participer virtuellement aux différentes activités pédagogiques et temps forts de l’établissement. Ce sont trois collèges qui expérimentent ce dispositif depuis la rentrée 2019.

Le robot est équipé d’un système de visioconférence (microphone, système son, caméra et écran), d’un moteur et de roues. L’élève peut interagir avec la classe en levant la main pour prendre la parole, être visible sur l’écran du robot s’il le souhaite, se déplacer dans la salle de cours pour présenter un exposé, zoomer sur le tableau pour prendre des notes ou encore suivre ses camarades en cours de récréation ou à la cantine. Avec une autonomie de 8 h, le robot peut assurer la télé présence de l’élève durant toute une journée.
Grâce à ce dispositif, le Département entend lutter contre l’isolement des élèves hospitalisés, en longue convalescence ou souffrant d’une phobie scolaire, et assister à la conservation d’un lien essentiel à l’apprentissage. Il renforce ainsi son engagement en faveur d’une école inclusive.

 
2.2.3. Le dispositif Pass+ Hauts-de-Seine et sa carte multiservice

Depuis 2 ans, « le Pass+ Hauts-de-Seine » permet aux familles altoséquanaises de bénéficier de plusieurs services proposés par la collectivité à partir d’un seul compte.
La carte multiservice créée en 2018 s’adresse aux 73 700 collégiens des collèges publics et privés des Hauts-de-Seine, aux élèves de l'école de danse de l'opéra de Paris basée à Nanterre et aux jeunes scolarisés dans des établissements spécialisés et domiciliés dans le département.

Elle regroupe l'ensemble de l'offre éducative du Département proposée aux collégiens et pour l’année scolaire 2018-2019, les familles peuvent accéder à plusieurs services :

  • Deux outils de soutien scolaire en ligne gratuit
  • La restauration scolaire pour les 66 collèges publics qui relèvent de la délégation de service public
  • Des activités extra-scolaires des collégiens
    Grâce à l’aide financière départementale qui permet la pratique d’activités sportives et culturelles : 80 € pour les élèves non boursiers et 100 € pour les élèves boursiers.
  • Des bons plans culturels
    Cette carte multiservice intègre des invitations gratuites et des bons plans proposés par le Département pour faciliter l'accès aux structures culturelles départementales.

En 2019, les interfaces du site Pass+ ont été complètement revues afin d’améliorer l’expérience utilisateur. Cela s’est traduit par une baisse très importante d’inscriptions papier à la restauration scolaire. C’est un résultat très positif en matière d’inclusion numérique.

Nombre de collégiens inscrits au Pass+ Hauts-de-Seine

Pour la campagne 2019-2020, plus de 65 000 collégiens se sont inscrits au Pass+.

2.2.4. L’éducation, la prévention, la citoyenneté et la transition

Outre l’amélioration de la qualité de vie, l’accès à une éducation inclusive et équitable contribue à renforcer la capacité des jeunes à devenir responsables et autonomes. Obtenir une éducation de qualité est le fondement pour améliorer la vie des gens et pour répondre avec des solutions innovantes aux problématiques de ce monde.

Cette année encore, plus de 75 000 collégiens ont eu accès aux dispositifs proposés par le Département dans le cadre du projet ERMES (Ensemble pour la réussite et la mobilisation des élèves sur leur scolarité) et de la médiation éducative dans les collèges.

Nombre de collégiens ayant bénéficié des dispositifs des actions éducatives avec la médiation éducative

Les données ont été consolidées.

 

Accès de tous à une éducation de qualité et égalité des chances


La réussite scolaire dans les Hauts-de-Seine © CD92/Stéphanie Gutierrez Ortega

C’est dans cette perspective que le Département a engagé une évolution de son organisation et de ses actions éducatives. En 2019, plusieurs dispositifs ont fusionné en un appel à projet global en synergie avec le projet académique 2020 de l’Académie de Versailles et les projets d’établissement des collèges. L’objectif étant, à travers cette dotation unifiée, de proposer aux établissements pour la rentrée 2019-2020 une démarche renforçant le dialogue et favorisant ainsi une meilleure adéquation entre les problématiques des établissements, leurs priorités d’action et les ressources mobilisées pour y répondre.

En 2018-2019, 24 000 collégiens ont participé aux dispositifs du Département dans le cadre des projets ERMES (Ensemble pour la Réussite et la Mobilisation des Élèves dans leur Scolarité) et PREMIS (Plan pour la réussite éducative et une meilleure insertion scolaire) pour renforcer les apprentissages et prévenir le décrochage scolaire. PREMIS cible les élèves les plus en difficulté, dans une vingtaine d’établissements et situés en zone d’éducation prioritaire. Des ateliers pédagogiques sont également proposés à l’ensemble des collèges du Département.

Soucieux d’ouvrir les jeunes à l’altérité, à la découverte culturelle ou environnementale, le Département encourage les initiatives des collèges au travers du dispositif SIEL (Soutien aux initiatives éducatives locales) et des voyages d’étude. Près de 14 000 collégiens ont participé à l’un de ces dispositifs. Parmi les projets SIEL, neuf concernaient directement l’environnement et la cohésion du groupe, par exemple, le projet du collège Voltaire à Asnières avec « La biodiversité utile », ou celui du collège Jean Perrin à Nanterre sur « La bonne image de soi ». Ce dispositif permet également l’intégration d’élèves de classe ULIS dans certains projets, favorisant ainsi la cohésion sociale et le lien à l’autre, comme dans le projet « Fais moi signe » sur le langage des signes réalisé par des collégiens entendants.
Lors des voyages d’étude, 2 580 élèves ont expérimenté découverte culturelle, sensibilisation au développement durable et vivre ensemble. Ces projets citoyens, interdisciplinaires, inclusifs et fédérateurs associent sensibilisation à la transition et démarche coopérative. Le voyage à Blainville-sur-mer des élèves du collège Albert Camus de Bois-Colombes a permis de réaliser des travaux de préservation des ressources naturelles. Celui des élèves du collège Alain Fournier de Clamart, à Orléans, avec une classe de 5e accompagnée de 12 élèves de classe ULIS a abordé le thème de l’entraide et de la coopération en lien avec le programme d’histoire concernant la place des femmes au Moyen-âge.

Enfin, le Département continue d’accompagner les jeunes dans la construction de leur projet professionnel en participant à l’organisation de 27 forums des métiers qui ont réuni environ 15 000 jeunes en 2019.

ACTION PHARE : Stage de 3e pour l’égalité des chances

La direction unifiée de l’éducation propose un stage collectif et multi-métiers aux élèves de 3e des collèges de Bagneux et de Sceaux. L’objectif est de permettre aux collégiens de découvrir un large panel de métiers et de donner une image valorisante du monde du travail.
Cette expérimentation répond à un enjeu d’égalité des chances. En effet, un collégien sans réseau social n’ira pas au-delà de son quartier, de son milieu habituel, tandis que des organismes publics ou privés situés dans un périmètre proche peuvent faire découvrir leurs métiers. Ainsi, en décembre 2019, dix collégiens se sont immergés dans les différents métiers exercés au Domaine de Sceaux. Pendant une semaine, les jeunes ont eu une présentation du site, puis la découverte multi-métiers avec chaque journée dans un service différent de la direction de la culture et de la direction des parcs, des paysages et de l’environnement. Enfin, cette expérience s’est conclue par une présentation orale des élèves à leur famille de ce qu’ils ont appris. Les collégiens ont également pu à cette occasion exprimer leurs remerciements aux agents qui les ont reçus.


Maillage des compétences et des initiatives locales

En 2019, la coordination de territoire a poursuivi sa mission de facilitatrice du maillage territorial avec notamment une attention particulière portée sur une plus grande implication des habitants dans de nouveaux projets tels que les cafés des parents ou la valorisation de la participation des jeunes. Les coordonnateurs de territoires ont investi différentes instances stratégiques en appui aux politiques locales (Conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance, Programme de réussite éducative, observatoires et groupes de travail thématiques communaux…) et apporté leur contribution aux diagnostics locaux communaux. Ils sont positionnés dans les dialogues de gestion avec le service départemental de la politique de la ville afin d’affiner la vision territoriale des dynamiques locales. Ils ont contribué à des réflexions sur de grandes thématiques tels que les comportements à risque, l’exclusion scolaire, l’égalité hommes femmes, l’orientation scolaire, initiant ou participant parfois des projets expérimentaux (parcours de découverte stage de 3e ou encore Curious Lab). Ils ont également permis d’élargir des partenariats départementaux avec la Fédération des centres sociaux. Par ailleurs, deux coordonnateurs participent activement au déploiement des Cités Éducatives sur le département.

Épanouissement et bien-être
Les médiateurs agissent dans ce domaine par la mise en place de projets sur les relations filles/garçons, sur des actions citoyennes (droits des femmes, semaine de l’égalité), sur la lutte contre l’homophobie, sur le travail de mémoire et sur le bon usage des réseaux sociaux (repérage des fake news, capacité de discernement…).


Les médiateurs © CD92/Olivier Ravoire

Le Département déploie 73 médiateurs éducatifs répartis dans 64 collèges publics des Hauts-de-Seine afin d’assurer le maintien d’un bon climat scolaire, serein et apaisé qui participe à la réussite des élèves et de les accompagner au développement de comportements citoyens.

Ces médiateurs interviennent dans des champs variés tels que :

  • la prévention, avec la création d’espaces de parole et d’écoute, des interventions en heures de vie de classe, la prévention du harcèlement, l’intégration des 6e, la médiation par les pairs, la participation active au sein des CVC (conseils de vie collégienne) et des CESC (commission d’éducation à la santé et à la citoyenneté) ;
  • la gestion de conflits et le déploiement de projets collectifs qui accompagnent, en relation avec la communauté éducative, les collégiens en difficulté. Pour cela, les médiateurs éducatifs participent aux commissions de suivis, d’absentéisme, et au Groupe de Prévention Décrochage Scolaire (GPDS) ;
  • des actions de remobilisation et d’estime de soi pour favoriser la persévérance scolaire. Dans cet objectif, les médiateurs travaillent en réseau avec les coordonnateurs de territoire et les gestionnaires de projets éducatifs et citoyens au sein du SAEC ainsi qu’avec des partenaires extérieurs (association, service mairie, Programme de réussite éducative PRE…).

En février dernier, le Département a signé une convention avec le Mémorial de la Shoah, ce qui a permis à un groupe de 16 médiateurs éducatifs de découvrir et de se familiariser avec les ressources pédagogiques de ce lieu de mémoire. Des thématiques sur la théorie du complot ont pu également être travaillées.

2.2.5. La sensibilisation des collégiens au développement durable

2.2.5.1. Le concours des Trophées IDEES Junior

Le Département a créé le concours Trophées IDEES Junior pour valoriser et promouvoir l’implication des établissements et des collégiens des Hauts-de-Seine qui se sont engagés dans une démarche de développement durable par des actions concrètes. Ce concours est réalisé annuellement depuis 2011.
En 2019, huit collèges ont candidaté au concours. Placée sous le thème du changement climatique, la cérémonie de remise des prix a eu lieu le vendredi 7 juin 2019. Elle a réuni 166 personnes dont 130 jeunes.

Pour l’édition 2019, les prix ont été décernés de la manière suivante :

  • 1er prix : le collège Joliot Curie à Bagneux pour son projet « Poulailler pédagogique et éducatif »,
  • 2e prix : le collège Marguerite Duras à Colombes pour son projet « Gestion et valorisation des déchets du collège »,
  • 3e prix : le collège Jules Verne à Rueil-Malmaison pour son projet « Bilan carbone du collège Jules Verne».

Le jury a également attribué d’autres prix :

  • Prix « Coup de cœur » au collège Voltaire à Asnières-sur-Seine pour son projet « Une biodiversité riche avec les ruches »,
  • Prix « Espoir » au collège Louis Pasteur à Gennevilliers pour son projet « Prends-en de la graine !».


1er prix, Collège Joliot Curie © CD92


Echange entre les élèves et les comédiens © CD92

Pour animer cette cérémonie, le Département a proposé aux élèves une pièce musicale pédagogique sur le thème du changement climatique : « Après la pluie… le beau temps !? » par la compagnie Corossol.

Nombre de collèges candidats au concours Trophées IDEES Junior


2.2.5.2. Le dispositif « Eco-collèges »

Le dispositif éco-collèges, créé en 2009 en partenariat avec l’Inspection académique, a pour but d’accompagner les établissements qui s’engagent dans une démarche d’éducation au développement durable. Il vise, au moyen d’une pédagogie active autour d’un projet, à inciter les élèves à adopter des comportements citoyens. Dans cet esprit, des outils sont proposés aux établissements (visites de terrain, animations, prêt de bornes interactives, etc.).

Nombre cumulé de collèges ayant signé la charte d’engagement Eco-collège 92

 

En 2019, 3 nouveaux collèges ont intégré le dispositif et signé la charte Eco-collège : Marguerite Duras à Colombes, Robert Doisneau à Montrouge et Saint-Exupéry à Vanves. A ce jour, 33 établissements se sont ainsi investis dans une démarche globale, structurée et pérenne, concrétisée notamment par la formation d’éco-délégués, l’information des agents techniques sur le tri des papiers et des piles, l’accompagnement autour de projets tels que le compostage, le jardinage pédagogique, des visites techniques, des actions de sensibilisation aux risques auditifs, etc.

Les animations environnementales dans les collèges
Plusieurs thèmes d’animation sont proposés dont l’empreinte écologique, le réchauffement climatique, l’énergie, l’éco-consommation, les déchets et le tri, le compostage, la biodiversité mais aussi l’agriculture et l’alimentation durable.
Ces animations gratuites, d’une à trois heures chacune, s’appuient sur des outils pédagogiques interactifs et s’adressent à une demi-classe ou une classe entière. Les actions menées dans les collèges en matière d’éducation à l’environnement et au développement durable en 2019 ont donné lieu à 141 interventions concernant 2 850 collégiens participants aux séances.

Nombre d'interventions concernant le développement durable dans les collèges


Nombre de collégiens sensibilisés au développement durable dans les collèges

Les interventions dans les collèges ont ciblé des groupes plus petits. C’est pourquoi le nombre de collégiens sensibilisés n’a pas augmenté malgré le nombre d’interventions croissant.

2.2.5.3. Reconnecter les collégiens avec la nature

Le Département propose un accompagnement aux collèges qui souhaitent créer ou développer un jardin pédagogique. Ce soutien comprend des conseils, une aide matérielle (graines, outils, carrés potagers, composteur). En 20019, 10 projets d’aide au jardinage pédagogique (mise à disposition de carrés potagers, outillage, graines et plants) ont été développés dans 10 collèges dont 6 en éco-collèges. Depuis 2016, 27 carrés potagers ont été accompagnés et 102 zones de jardinages créées.

 

 

L’objectif pour 2020 est d’aider 10 projets similaires.

 


Un jardin potager dans le collège R. Rolland au Plessis-Robinson © CD92

2.2.5.4. La sensibilisation à la sécurité routière et à la mobilité durable pour les collégiens

La caravane de la sécurité routière est une action de sensibilisation menée conjointement avec la Préfecture et la direction des services départementaux de l’Education nationale des Hauts-de-Seine. Ce dispositif, sous forme d'ateliers, intègre l'ensemble des enjeux liés à la sécurité routière et aux mobilités durables. Le programme est mis en œuvre sur la base du volontariat des établissements.
En 2019, 2 838 élèves de 22 collèges ont bénéficié de ce dispositif départemental de prévention.

Nombre de collégiens sensibilisés à la sécurité routière

2.2.6. Des parcours communs d’éducation, artistiques et culturels (EAC)

Pour marquer cette nouvelle organisation interdépartementale de la direction de l’éducation, 5 000 collégiens issus des deux Départements ont été accueillis au Château de Versailles. Le temps d’une journée le 20 mai 2019, les collégiens ont eu l’opportunité de suivre un programme vivant, ludique et créatif construit autour de plusieurs temps forts : une visite du château comme lieu de pouvoir de la monarchie absolue à la démocratie représentative, un déjeuner à l'Orangerie, suivi d'un parcours d'écocitoyenneté dans les jardins et bosquets, accompagné d'une scénographie musicale et d'artistes.
2019 a également été l’année de la constitution d’un groupement de commandes pour étendre le dispositif Pass + aux collégiens des Yvelines.

 

 


Dans le cadre du rapprochement avec les Yvelines, des parcours communs d’EAC sont envisagés. De même une réflexion autour d’un dépôt d’archives commun est en cours d’élaboration afin de pallier le manque de lieux de conservation des deux services d’archives départementales.

2.2.7. Le recyclage des ordinateurs des collèges

Le Département contribue à l'égalité numérique et réduit la consommation d’appareils électroniques neufs avec des dons d'ordinateurs recyclés faits aux collégiens en situation de handicap ou en difficulté.
Ces postes informatiques sont reconditionnés par l’association ECODAIR et cédés gratuitement aux familles. Ils sont livrés avec un système d’exploitation Windows 7, une suite bureautique, un écran plat, un clavier et une souris neufs.
Chaque année, une ou plusieurs cérémonies de remise des ordinateurs sont organisées en présence du Président du Conseil départemental et des Vice-présidents concernés.
En 2019, deux cérémonies ont eu lieu, d’abord en juin au cours de laquelle 250 ordinateurs recyclés ont été attribués aux familles, puis en décembre où 200 ordinateurs supplémentaires ont été distribués. 2 050 ordinateurs recyclés ont ainsi été offerts depuis le début du dispositif, en 2013. À noter que la cérémonie de décembre s’est tenue, pour la première fois, au niveau interdépartemental avec les Yvelines.

Nombre d'ordinateurs reconditionnés et cédés aux collégiens en difficulté (en cumulé depuis 2013)

 

2.2.8. La restauration responsable dans les collèges


La restauration scolaire © CD92/Sandrine Fondacci

Les 66 collèges en contrat de concession :

Promouvoir l’agriculture durable :

Plusieurs actions sont mises en place par le délégataire du service public de restauration scolaire dans les collèges des Hauts-de-Seine dans le cadre d’une agriculture durable qui s’articule de la manière suivante :

  • des modes d’approvisionnement s’appuyant sur une saisonnalité des produits pour les denrées fraîches et une agriculture raisonnée pour les produits surgelés. 25 % des produits sont locaux et proviennent de moins de 200 km ;
  • des viandes labellisées (poulet label rouge, bœuf et veau race à viande, porc français et agneau de l’Union Européenne) pour 22 % des produits.

Les produits issus de l’agriculture biologique sont présents à hauteur de 25 % soit trois composants dans tous les choix proposés par semaine hors mercredi.
Le délégataire a noué un partenariat avec une société dans le but d’installer la première légumerie bio et conventionnelle en Ile-de-France aux Mureaux (78). Cela permet le développement et la structuration de la filière agricole locale et l’utilisation de légumes frais en restauration scolaire. 75 tonnes des légumes bio de cette légumerie sont dédiées chaque année aux menus des collégiens du département.
Pour le bio, l’audit de certification ECOCERT, réalisé en 2019 sur 17 établissements représentatifs, a permis de certifier le niveau 1 pour les 65 collèges en contrat de concession. Les critères pour la certification sont : 10 % de bio et 10 composantes bio par mois, au moins 1 composante « Bio et Local de la fourche à la fourchette » par mois, sans OGM, sans additifs et avec une sensibilisation à l’écologie et au gaspillage.

Conserver et exploiter les ressources marines :
Les poissons non labellisés servis aux collégiens bénéficient d’une certification MSC délivrée par la Marine Stewardship Council. Cette certification couronne les bonnes pratiques de gestion pour préserver des emplois, assurer la pérennité des stocks de poisson et contribuer à la protection du milieu marin.

Préserver les écosystèmes :
Deux fois par semaine, un repas végétarien est servi aux élèves. De cette manière, les convives sont sensibilisés au développement durable et à la préservation des ressources en diminuant l’empreinte carbone.

Le délégataire met également en place des actions pour lutter contre le gaspillage alimentaire :

  • repas à 4 composantes permettant d’une part de privilégier la qualité des aliments et d’autre part de réduire le gaspillage alimentaire des restaurants scolaires ;
  • animation chasse au gaspi : campagne d’affichage et de collecte du pain (3 fois par an durant une semaine) pour sensibiliser les collégiens au gaspillage du pain ;
  • sensibilisation des élèves au gaspillage par la mise en place de tables de tri sur 27 collèges, soit 1 de plus que l’an dernier.
  • Sur 2 collèges, faute de place pour une table de tri, le tri des biodéchets est effectué en laverie par les agents du délégataire.

Le délégataire propose des actions dans le cadre de l’exploitation du service :

  • Formation et sensibilisation du personnel à la gestion des fluides et des énergies sur les offices.
  • Les barquettes 1/3 pour les plats chauds uniquement produits à la cuisine centrale sont biodégradables et peuvent être recyclées dans la filière carton ou valorisées par compostage et méthanisation.
  • Les barquettes 1/3 sont allégées en plastique pour les plats froids soit une diminution de 19 % de plastique.
  • Les produits d’entretiens sont éco-labellisés à l’exception des bactéricides.

Le Département est engagé dans une démarche de développement de la valorisation des biodéchets issus de la restauration scolaire. En 2017, la valorisation des biodéchets a été mise en place dans les collèges produisant plus de 10 tonnes de biodéchets par an. En 2019, 31 établissements (dont le collège Joliot Curie à Bagneux et celui de Thomas Masaryk à Chatenay-Malabry) sont gérés par un établissement public territorial « Vallée Sud Grand Paris » pour une expérimentation de 3 ans. Les biodéchets sont collectés avec des camions bennes fonctionnant exclusivement au gaz naturel puis valorisés par compostage ou méthanisation.

Nombre de collèges bénéficiant de la valorisation des déchets alimentaires de cantine (en cumulé)

 

 


L’objectif est qu’un autre collège bénéficie d’une valorisation des biodéchets alimentaires de la restauration au 30 septembre 2020.

Les 22 collèges en Unité centrale de production (UCP)
Les actions menées en UCP prévoient la présence de produits issus de l’agriculture biologique et de produits labellisés dans les menus. Les collèges peuvent mener des actions ponctuelles dans le cadre de projets pédagogiques.

ACTION PHARE : L'atelier d'or


Unité Centrale de Production de Boulogne © Sandrine Fondacci

Le premier « atelier d’or (Office de Réchauffage) » s’est tenu le 4 décembre 2019 à l’Unité Centrale de Production de Boulogne. Il a réuni sept responsables d’office de réchauffage, trois cuisiniers d’UCP et une gestionnaire des sept collèges du bassin de Boulogne (communes de Boulogne-Billancourt et d’Issy-Les-Moulineaux) des Hauts-de-Seine.

Cette formation obligatoire a pour objectif de fédérer les principaux acteurs de la restauration scolaire autour de thèmes spécifiques, avant chaque période de vacances scolaires.
L’UCP de Boulogne produit 3080 repas par jour en moyenne à l’aide de 17 agents ATTEE et dessert sept établissements dont un internat. Les responsables d’office de réchauffage des collèges satellites étaient présents. Ils ont présenté leurs missions et le fonctionnement de la restauration au sein de leur établissement.
Cette première rencontre avait pour but également de faire le point sur l’hygiène et les règles communes, la valorisation des produits bio et du terroir ainsi que la présentation des plats (découpe de fromages et de fruits).
Un dossier complet a été remis à chaque participant. Il rappelle le matériel nécessaire au bon fonctionnement de la cuisine, telles que le port de protections individuelles qui garantissent une hygiène et une sécurité de base, les gestes essentiels ou encore tenir à disposition un kit de protection obligatoire pour tout visiteur en cuisine.
Ce document décrit également étape par étape (de la réception des produits à la mise en place dans le self) le traitement des denrées fabriquées en UCP, puis diffusées aux collèges satellites.

L’« atelier d’or » a permis de définir des objectifs de convergence entre les UCP de Boulogne et de Rueil-Malmaison : harmonisation et échanges des pratiques, valorisation des compétences, groupement de commandes commun, et tendre à moyen terme vers une harmonisation des menus.