La politique culturelle du Département est basée sur les valeurs portées par le Département : proximité, solidarité et innovation. Elle est orientée autour de contenus exigeants et de l’enjeu citoyen de la culture pour tous. Elle a vocation à irriguer le territoire des Hauts-de-Seine afin d’y créer, pour tous les habitants et tous les publics, des opportunités d’épanouissement personnel, de cohésion sociale, d’éducation, mais aussi de développement de l’économie et de l’emploi et s’inscrit pleinement dans les enjeux du développement durable.

Le Département a placé parmi ses priorités de rendre des contenus exigeants accessibles à tous, notamment les publics les plus éloignés de la culture, également publics cibles des compétences obligatoires de l’échelon départemental.

2.4.1. La réussite dans l’exploitation de la Seine Musicale

Encore cette année, la Seine Musicale, lieu culturel devenu incontournable permet de réaffirmer la position forte du Département dans le domaine culturel notamment pour faire de l’Ouest parisien le moteur de l’attractivité du Grand Paris et affirmer le rôle de proximité de l’échelon départemental.

Toujours dans un souhait de partager avec le plus grand nombre, la Seine Musicale a accueilli lors de la journée des enseignements artistiques, une vingtaine de conservatoires et écoles labellisées des Hauts-de-Seine, qui ont investi les espaces afin d’y proposer des concerts, spectacles, créations et expositions. 60 évènements ont ainsi été proposés, impliquant près de 1 000 participants (élèves et professeurs) et attirant 3 000 visiteurs.

Fréquentation de La Seine Musicale

2.4.2. Des offres culturelles accessibles à tous les publics

Axe fort de la politique départementale, l’éducation artistique et culturelle s’adresse à tous les publics, sans en exclure aucun, et permet de réaffirmer les missions citoyennes des musées, des théâtres, des bibliothèques et des équipements culturels. Avec pour objectif de favoriser l’égal accès de tous à l’art, l’éducation artistique et culturelle (EAC) est fondée sur trois piliers :

  • La rencontre avec les œuvres et les créateurs,
  • La pratique artistique,
  • L’appropriation de connaissances.

Cet engagement a motivé le déploiement de dispositifs exceptionnels lors de la période de confinement liés à la COVID-19. Une offre en ligne renforcée s’adressant à tous les publics, familial notamment, a été développée autour de rendez-vous quotidiens sur les réseaux sociaux.
Tous les jours, le Département a proposé de faire découvrir virtuellement ses musées départementaux (Maison de Chateaubriand, musées Albert-Kahn et du domaine de Sceaux) et les Archives départementales, via leurs comptes Facebook et Instagram, grâce à des contenus pédagogiques, historiques et ludiques.

2.4.2.1. Les dispositifs récurrents d’Education artistique et culturelle (EAC)

Ces dispositifs conjuguent une attention marquée à la diversité des champs artistiques explorés (musique, théâtre, danse, arts du cirque, patrimoine, arts visuels) et une répartition équilibrée des actions menées, entre le nord et le sud du département.
4 itinéraires culturels, de 7 à 107 ans, ont été organisés comme les années précédentes. Ils ont permis d’atteindre 12 500 collégiens et 1 400 participants issus des publics éloignés de la culture sur la saison 2018-2019.

Fréquentation en Education artistique et culturelle

Chœur des collèges :
Il s’agit d’un dispositif de pratique chorale avec un ensemble artistique invité qui accompagne le projet à travers des formations et des répétitions jusqu’aux concerts de restitution. 500 collégiens y participent tout au long de l’année scolaire au sein des collèges publics et privés et à l’auditorium de la Seine Musicale.


Le dispositif va se déployer, avec la création d’un Chœur interdépartemental en septembre 2020, dans le Département des Yvelines.

Collège au cinéma :
Il s’agit d’un dispositif national d’éducation à l’image proposant de découvrir trois films contemporains ou de patrimoine sur grand écran. 10 000 collégiens y participent tout au long de l’année scolaire à raison d’un film par trimestre.

Parcours Eteignez Vos Portables :
Il s’agit de parcours d’éducation artistique et culturelle à destination des collégiens et publics éloignés, permettant la fréquentation des œuvres et des artistes à travers des sorties culturelles, des ateliers de pratique artistique et un travail de restitution. Ce dispositif est mis en place en partenariat avec un réseau très important de lieux culturels du Département. Sur la saison 2018-2019, 68 parcours « Eteignez vos portables » ont été organisés en partenariat avec 53 lieux culturels.

Entrée des artistes :
Il s’agit d’un programme d’actions artistiques et culturelles sous forme d’ateliers et de spectacles pour des personnes en situation de fragilité (enfants placés en institutions, personnes âgées dépendantes, bénéficiaires des minima sociaux, personnes en situation de handicap…). Sur la saison 2018-2019, 10 projets ont été menés en partenariat avec une vingtaine d’acteurs culturels et ont touché 800 personnes.

2.4.2.2. Les actions adossées aux festivals Chorus des Hauts-de-Seine et à La Défense jazz festival

Des parcours sont proposés à tous les publics afin de leur permettre de découvrir et d’approfondir leur connaissance des courants musicaux. Plus de 50 jeunes, accompagnés par les missions de prévention départementales ont bénéficié d’actions de sensibilisation alliant pratique artistique et découverte des métiers liés à l’organisation d’un festival.

2.4.2.3. La manifestation « La science se livre »

Du 2 au 24 février 2019, pour sa 23è édition, la manifestation départementale « La science se livre » a abordé la thématique « Humain Animal ». Plus de 200 évènements scientifiques gratuits ont maillé le territoire à destination de tous les publics, y compris les plus éloignés de la culture, en partenariat avec 50 acteurs culturels dans 30 communes des Hauts-de-Seine.
Fréquentation : 20 000 personnes.

2.4.2.4. Les actions pour valoriser le patrimoine et l’attractivité du territoire

La Tour aux Figures de Jean Dubuffet
Implantée dans le parc de l’Ile Saint-Germain depuis 1988 et acquise par le Département en 2015, la Tour aux Figures de Jean Dubuffet a subi des travaux en 2019. Une exposition photos a été installée au pied de la tour et des ateliers créatifs ont été proposés lors des Journées européennes du Patrimoine le 21 et 22 septembre.

La Tour aux figures sera ouverte au public en 2020. Une offre de visite et d’ateliers dans la Grande halle de l’Ile Saint-Germain sera mise en place afin de valoriser ce patrimoine emblématique de l’art contemporain.

Le Printemps de la sculpture
Cette manifestation entièrement gratuite permet de valoriser le patrimoine sculpté du Département et de fédérer les acteurs culturels du territoire autour de parcours ludiques et interactifs, permettant aux visiteurs de découvrir la richesse de la sculpture, ses trésors cachés, la variété de cet art et les secrets de ses techniques. La première édition s’est déroulée du 29 mars au 1er avril 2019 et a attiré 4 100 visiteurs.

2.4.3. L’offre culturelle des archives départementales

Outre leur mission première de conservation des documents à valeur légale au service de tous les citoyens, les Archives départementales poursuivent leur mise à disposition des documents historiques auprès du plus grand nombre par différents moyens.

En 2019, outre les accueils de 3 à 5 classes par semaine, les Archives départementales, dans un souci de « culture pour tous », ont participé à différents parcours Eteignez Vos Portables. De même le partenariat avec l’Astrolabe (Unité psychiatrie adolescent de l’hôpital Louis-Mourier), les ateliers auprès des détenus de la Maison d’Arrêt de Nanterre, l’accueil de groupes du champ social, les visites des expositions pour des associations (personnes âgées, étrangers…) se sont poursuivis.

Fréquentation du service éducatif des Archives départementales (en nombre d’élèves)
(Capacité d'accueil maximum de 110 classes par an en moyenne)

Les chiffres sont en légères baisses pour les mêmes raisons que l’an passé (moins de créneaux proposés à cause de la redéfinition des tâches des professeurs-relais et priorité à la coconstruction des séances avec les enseignants) en revanche il y a davantage de prêts d’expositions itinérantes.


Atelier d’art plastique © CD92/S. Gutierrez-Ortega

A l’occasion de l’exposition « L’envers du décor » présentée dans le bâtiment de Nanterre, un atelier « art et archives » a été élaboré. Piloté par une artiste plasticienne, les participants réalisent des œuvres à partir de documents destinés à l’élimination suite aux opérations de tri des archives. Alliant recyclage et création artistique, cet atelier a rencontré un vif succès auprès des différents groupes qui ont pu y participer : scolaires, familles, personnes âgées, agents du Département…

2.4.4. L’offre culturelle des musées départementaux

2.4.4.1. Le Musée départemental Albert-Kahn

Le jardin du musée départemental Albert-Kahn a rouvert ses portes le 21 septembre 2019 après trois ans de fermeture pour travaux, le chantier se poursuivant sur les bâtiments du nouveau musée pour une ouverture complète du site fin 2021. Cette réouverture partielle a été l’occasion de renouer les liens avec le public, en particulier, public de proximité, boulonnais et habitants altoséquanais et de présenter le projet du nouveau musée. Le public est au rendez-vous, avec une fréquentation totale depuis la réouverture de 38 920 visiteurs sur 3 mois (+ 25 % par rapport à la fréquentation moyenne avant réouverture).

  • Une programmation inclusive

L’année 2019 a été une année de transition, marquée par la réouverture du jardin au public à partir du mois de septembre. La programmation de médiation et d’action culturelle s’est donc déployée dans un premier temps hors-les-murs, avec un « retour » in situ au 4e trimestre de l’année, uniquement dans les jardins.

L’offre de médiation et d’ateliers :
La programmation hors-les-murs permet de faire découvrir la collection des Archives de la Planète aux scolaires du 1er et du 2nd degrés, aux familles et aux publics relevant de l’accessibilité.
Elle se décline comme suit :

  • Une offre d’ateliers réguliers à destination des scolaires et des familles, animés par des médiateurs du musée dans les établissements scolaires d’une part, dans les musées de la ville de Boulogne-Billancourt et les médiathèques des Hauts-de-Seine d’autre part. 
  • Des projets d’actions culturelles sur le long terme pour les scolaires et des publics éloignés de la culture dans le cadre de dispositifs ou partenariats nationaux ou départementaux : 
    • deux projets avec la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine,
    • une résidence artistique territoriale en milieu scolaire à Nanterre
    • trois projets « PACTE » (Projets Artistique et Culturel en Territoire Educatif) gérés par la DAAC (Délégation Académique à l’Action Culturelle),
    • un projet « Eteignez Vos Portables » avec le collège Saint-Exupéry à Vanves et un groupe d’alphabétisation du Département,
    • deux projets avec l’Astrolabe (unité pédopsychiatrique de l’hôpital Louis Mourier),
    • un projet avec l’Association Les Papillons Blancs (accompagnement de la prise en charge de personnes handicapées mentales) à Vanves et à Boulogne-Billancourt.

Le projet Concordance (Contrat Local d’Education Artistique ou CLEA) :
Il s’agit d’un dispositif du Ministère de la Culture qui vise à favoriser la présence d’artistes sur un territoire tout en proposant une éducation artistique et citoyenne.
L’année 2019 était une année de préfiguration, accueillant en « résidence-mission » le couple d’artistes Les Epoux, P - Pascale et Damien Peyret, qui ont, à partir des collections du musée, conçu des interventions et activités communes avec certains acteurs sociaux et culturels du Département.
Le projet, comprenant temps forts, ateliers, spectacles et visites, s’est déployé sur quatre communes du territoire, Chatillon, Vanves, Bagneux et Malakoff, mobilisant huit lieux culturels et des structures socio-éducatives partenaires (école, collèges, structure dépendant de l’Aide Sociale à l’Enfance, conservatoire, maisons de quartier et association d’apprentissage du français et médiathèques).

Fréquentation des activités de médiation, ateliers et projets EAC :
5301 scolaires 1er et 2nd degré
695 personnes issues du champ social ou en situation de handicap
164 personnes venues en famille
Dans le cadre du CLEA : 140 bénéficiaires, 210 personnes accueillies dans le cadre des temps forts

La programmation Jardin :
L’offre culturelle « hors-les-murs » est complétée cette année par un programme d’animations dans le jardin présentant des formats de visites classiques et d’autres plus « décalées » (visites sensorielles et poético-décalées » en nocturne, ateliers pour les familles, …). Le coup d’envoi de cette programmation a été donné lors des Journées Européennes du Patrimoine les 21 et 22 septembre 2019.


Visite sensorielle et « poético-décalée » en nocturne dans les jardins ©CD92/Willy Labre

Cet événementiel s’est prolongé par une semaine d’ouverture gratuite favorisant la découverte ou la redécouverte du site par tous les publics, en particulier de proximité. Une programmation de visites guidées thématiques a été organisée en novembre et décembre 2019, à savoir, douze visites par mois, avec une combinaison de visites historiques (« dans la peau d’un invité d’Albert-Kahn », de visites jardin (botanique et jardin japonais), et de visites sensorielles inclusives, permettant l’exploration du jardin par d’autres sens que la vue (accessibles aux personnes déficientes visuelles).

  • La médiation au jardin

Le projet humaniste d’Albert-Kahn s’incarne de façon complémentaire dans les collections images et la collection jardin, reflets de la volonté du mécène de favoriser la paix par une meilleure connaissance du monde et de sa diversité.


Visite guidée botanique lors des Journées Européennes du Patrimoine ©CD92/Willy Labre

Les activités de médiation sur site intègrent progressivement des éléments de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. C’est le cas plus particulièrement pour les visites guidées botaniques, assurées durant les Journées Européennes du Patrimoine et sur le dernier trimestre 2019, par des membres de l’équipe jardin.
De même, l’information du public sur site comporte une charte de l’usage du jardin, à destination des visiteurs et en particulier des scolaires, rappelant les règles de préservation de cet environnement fragile.
Enfin, la newsletter du musée intègre chaque mois un « coin du jardinier » qui présente les spécificités saisonnières de l’entretien de cet espace végétal remarquable.

 

 

Les principes de programmation et la volonté d’ouverture vers tous les publics seront bien sûr reconduits en 2020, au travers des projets EAC (dispositifs PACTE, EVP et CLEA).

2.4.4.2. Le Musée du Domaine départemental de Sceaux

En 2019, le château était fermé pour des travaux de rénovation et de réaménagement. Il a ré-ouvert au public le 13 décembre 2019 pour 4 mois d’exposition consacrée à la famille des Colbert. La fréquentation du musée a pour autant augmenté par rapport à 2018, grâce aux expositions temporaires et à l’évènement « Les feux de Monsieur Colbert ».
Au total il y a eu 24381 entrées depuis la réouverture.

  • L’offre culturelle du musée du Domaine départemental de Sceaux :

En 2019, pendant la période de fermeture du château, le musée a programmé des expositions temporaires dans la galerie bis (Ecuries) :

  • Who is who chez les Colbert, du 15 janvier au 21 avril 2019.
  • Dessiner un jardin, des croquis d’Oudry au transparent de Carmontelle, du 30 avril au 1er septembre 2019.
  • L’extraordinaire aventure de Zarafa, la girafe de Charles X, du 1er octobre au 29 décembre 2019.

Le château a rouvert ses portes avec l’exposition Les Colbert, ministres et collectionneurs, le 13 décembre 2019.
Pour chacune de ces expositions, des actions de médiation étaient programmées, avec des visites guidées, des visites ludiques, des ateliers d’arts plastiques, des rencontres…

Ainsi, pendant l’année 2019, visites et ateliers sont adaptés et programmés à destination de différents publics : les familles, les scolaires et le public du champ social (hôpital de jour, institut des Hauts-de-Seine, foyer logement, cité de l’enfance).
Avec les familles, l’accent est mis sur le renforcement du lien entre les générations, la création du lien social et l’accompagnement de la formation des visiteurs de demain par la transmission des connaissances et la pratique artistique.

Avec les scolaires du 1er et 2nd degré, il s’agit, pour le musée, de mener avec les élèves une démarche de parcours d’éducation artistique et culturelle, en s’appuyant sur les 3 piliers de l’EAC : le contact avec les œuvres d’art et/ou les artistes, l’apport de connaissances et la pratique artistique. 8640 jeunes répartis sur 159 classes ont participé à ces activités.


Atelier jeune public dans le cadre de L’extraordinaire aventure de Zarafa, la girafe de Charles X ©CD92/Olivier Ravoire

  • L’utilisation de matériaux de récupération :

Dans le cadre de ses ateliers, le musée du Domaine de Sceaux sensibilise au développement durable, en utilisant des matériaux de récupération.
Lors des ateliers de gravure, les participants sont par exemple invités à utiliser une brique de lait comme support pour la réalisation de leur œuvre.

 


Grâce à un travail de fond sur l’adaptation des contenus culturels et un travail de partenariat avec les associations et les structures sociales, le musée souhaite promouvoir ce patrimoine auprès d’un public plus large, en mettant l’accent sur les collégiens, et en développant l’offre aux publics éloignés et empêchés du département.

2.4.4.3. La Maison de Chateaubriand

Le projet de développement du parc et de la maison de Chateaubriand : « Maison d’écrivain patrimoniale, placée sous le signe de l’hospitalité, dédiée à Chateaubriand et au romantisme, accueillante à tous les publics et ouverte aux auteurs contemporains » s’affirme et ambitionne de faire de la maison de Chateaubriand un lieu de mémoire, de découverte du patrimoine, de création et de participation. L’objectif est aussi de valoriser l’intimité et la sérénité d’un lieu préservé de la ville.
Expositions patrimoniales et contemporaines, cycle de rencontres débat et de philosophie, Biennale littéraire, ateliers d’écriture et de pratique artistique, visites du site participent directement à l’accueil des publics et à faire vivre ce patrimoine tout au long des saisons.
En 2019, la Maison de Châteaubriand a compté 29 368 visiteurs (groupes ou individuels).

  • L’offre culturelle au service du développement des publics

L’offre culturelle s’est enrichie à travers différents évènements sous forme de colloques, conférences ou encore séances philosophiques.

 
Atelier de lecture dans le cadre d’Un Brin de Lecture ©CD92/Stéphanie Gutierrez Ortega

Des évènements nationaux (Nuit des musées, JEP, Nuit de la lecture, Rendez-Vous aux jardins), départementaux (La science se livre, un brin de lecture) et locaux (Chasse aux œufs, Ouverture Festival Cinéma de Chatenay, Festival musique Val d’Aulnay) sont organisés tout au long de l’année.

  • La valorisation des collections :

En 2019, les collections ont été valorisées grâce à la rénovation des espaces « chambre de Juliette Récamier » et « chambre de Chateaubriand » et le renouvellement de la présentation.


Rénovation de la « chambre de Juliette Récamier » ©CD92/Julia Brechler

Le Département souhaite faire vivre la Maison de Chateaubriand à travers ses collections, aussi il a mis en place une politique d’acquisition et de gestion renouvelée qui se caractérise notamment par le lancement d’une étude de faisabilité pour le chantier des collections et l’élaboration d’un plan de sauvegarde des biens culturels, en partenariat avec la direction Générale des Patrimoines du ministère de la Culture.

 


Afin de pallier la petitesse des lieux et de leur conserver l’intimité et la sérénité que le public affectionne dans une maison et un parc littéraire, le développement d’un double numérique constitue un enjeu important, tout en garantissant un droit à la déconnexion in situ.


Fréquentation des festivals et des musées départementaux (en milliers de personnes)

 

2.4.5. Les publics au cœur de la Vallée de la Culture

2.4.5.1. La politique des publics

2.4.5.1.1. Mieux connaître ses usagers

l’Observatoire des publics

Sous l’intitulé « Observatoire des publics » est regroupé l’ensemble des outils contribuant à la connaissance des publics de la Vallée de la Culture. Identifier quels sont les publics déjà touchés et ceux à conquérir est un préalable à la définition et à la mise en œuvre d’une politique des publics de la Vallée de la Culture. Ce sont également des outils d’évaluation permettant l’acquisition d’une culture de l’amélioration continue.
Courant 2019, des tableaux de bord mensuels et annuels des sites culturels ont été complétés par un baromètre annuel intégrant un référencement et des indicateurs issus de comparaisons nationales. Par ailleurs, un observatoire touristique complète ce dispositif et permet d’élargir l’analyse comparative aux musées de France du territoire.
L’analyse des données de fréquentation est également complétée par des études des publics. En 2019 ont été réalisées une étude sur les non-publics du musée du Domaine départemental de Sceaux à partir des usagers du parc et une étude sur les visiteurs à la haute saison de la Maison de Chateaubriand et du musée du Domaine départemental de Sceaux.
Enfin, un livre d’or numérique complète ce dispositif, permettant en particulier le recueil de la satisfaction des visiteurs.
L’Université de Nanterre et le Comité régional du Tourisme sont des partenaires de cet observatoire.

 

 


L’objectif de 2020 est de conforter les outils existants en consolidant le baromètre annuel avec les données 2019 et de structurer le pôle d’études des publics par un accord cadre spécifique.
En termes de contenus, 2020 sera consacrée à l’identification de la communauté du festival Chorus afin de la fidéliser et de l’élargir, au visitorat du musée départemental Albert-Kahn à sa réouverture, ainsi qu’à une connaissance approfondie des usagers des parcs départementaux.


2.4.5.1.2. La prise en compte du parcours de l’usager

En 2019, la prise en compte du parcours de l’usager s’enrichit de nouvelles méthodes de travail : la production de personae (archétypes de publics acquis et/ou à développer) pour mieux appréhender les besoins et les irritants des usagers par typologie de public et la rédaction collégiale d’une Charte de la qualité de l’accueil. 

 


Ces outils sont mis en œuvre dès 2020.


2.4.5.1.3. La qualité de l’accueil des sites patrimoniaux 

Dans le cadre d’un partenariat avec le Comité régional du Tourisme, quatre sites patrimoniaux du Département bénéficient de visites mystères ayant vocation à évaluer la qualité de l’accueil des usagers. En 2019, le musée du Domaine départemental de Sceaux, la Maison de Chateaubriand, La Malmaison et la Cité de la céramique de Sèvres ont bénéficié de cette action.

2.4.5.1.4. Favoriser la participation des publics des solidarités à la Vallée de la Culture

En 2019 a été organisée la structuration du plan d’actions départemental intitulé « Pour la participation des publics des Solidarités à la Vallée de la Culture ». Ce plan définit trois axes d’intervention : informer les publics des solidarités et leurs interlocuteurs sur les offres et dispositifs existants, favoriser leur participation à la Vallée de la Culture et former les travailleurs sociaux et les professionnels de la Vallée de la Culture. Il a vocation à contribuer à l’accès de tous les publics, y compris les plus démunis, aux sites naturels et culturels du Département et à leurs offres.

2.4.5.1.5. Le forum Vallée de la Culture à destination de la communauté éducative

Le 16 décembre 2019 a eu lieu, à l’Orangerie du musée du Domaine départemental de Sceaux, le premier forum Vallée de la Culture favorisant la rencontre entre les sites naturels et culturels du territoire et la communauté éducative. L’objectif est de donner tous les outils à la communauté éducative pour élaborer un projet d’éducation artistique et culturelle et/ou d’éducation au développement durable en partenariat avec un site naturel et/ou culturel du Département. Cet évènement a le soutien de l’Académie de Versailles.

 

 

D’autres éditions de ce forum sont prévues en 2020.


2.4.5.1.6. Le réseau politique des publics, mise en place d’une communauté apprenante

Instauré en février 2019, le réseau politique des publics a vocation à créer une communauté apprenante de professionnels en charge du développement des publics. Il vise une meilleure fluidité des informations entre les différents services et la mise en place d’une démarche transversale de formation par les pairs.
En 2019, le réseau s’est consacré à la production d’un diagnostic de l’existant (publics touchés, modalités d’action, partenaires et spécificités de territoire) afin de constituer la première étape de rédaction du document stratégique partagé sur la Politique des publics de la Vallée de la Culture.

2.4.5.2. Le développement des publics

Au travers de la Vallée de la culture, le Département valorise la qualité de vie et développe l’attractivité du territoire autour de ses atouts culturels, patrimoniaux, naturels… De fait il déploie des dispositifs destinés à promouvoir la diversité et la richesse des offres et à favoriser la circulation des publics entre celles-ci et à ouvrir le spectre des publics.
Les actions mises en œuvre visent notamment à :

  • inciter à la visite, par la mise en place de conditions d’accueil privilégiées pour les visiteurs individuels comme pour les prescripteurs ;
  • fidéliser, par la mise en place de dispositifs d’abonnements, mais aussi la constitution et l’animation de communautés (amateurs, professionnels, associations …), favorisant l’implication et l’engagement des publics ;
  • concevoir des produits et des conditions d’accueil à destination des prescripteurs, dont la mise en place d’offres sous forme de packages, à destination des groupes (ex : Une journée au Domaine de la Vallée aux Loups).

2.4.5.3. L’innovation pour des expériences de visites renouvelées

Le Département s’attache à valoriser ses atouts culturels et naturels par des outils numériques. Ceux-ci contribuent à l’attractivité du territoire et à son rayonnement, mais aussi au développement et au renouvellement de la fréquentation (rajeunissement de la cible, familles…).
Ils permettent ainsi :

  • De proposer des expériences alternatives au sein des sites culturels et naturels de la Vallée de la culture, en proposant des parcours et en favorisant les découvertes,
  • De valoriser et rendre accessibles les collections (musées et patrimoine vert), notamment hors-les-murs,
  • D’inciter à la circulation des publics sur le territoire.

2.4.5.3.1. Le développement de l’application Découverte Hauts-de-Seine

Afin de compléter l’offre d’animations destinées aux familles et de proposer un outil pérenne de découverte du patrimoine sculpté des institutions partenaires, une application smartphone a été développée. L’objectif est de donner une dimension ludique à l’évènement pour développer le public familial et de mettre en place un dispositif incitatif pour favoriser la visite de plusieurs sites pendant l’évènement ou tout au long de l’année.

Lancée dans le cadre du Printemps de la sculpture, l’application Découverte Hauts-de-Seine permet d’accéder de manière permanente à une chasse aux sculptures incluant une étape ludique dans chacun des 12 sites partenaires. La validation de plusieurs missions donne accès à un tirage au sort permettant de gagner des cadeaux offerts par les partenaires.
La Seine Musicale et le Domaine départemental de Sceaux proposent également un parcours spécifique incluant de nombreux petits jeux et permettant de résoudre une énigme finale.

Nombre de téléchargements de l’application Découverte Hauts-de-Seine

 

2.4.5.3.2. L’application Randonnées Hauts-de-Seine 

ACTION PHARE : L’application Randonnées Hauts-de-Seine

Cette nouvelle application numérique à destination des amateurs de randonnées pédestres propose 20 randonnées sur le territoire et permet de découvrir le territoire et ses nombreux points d’intérêt naturels et culturels.

L’application mentionne le degré de difficulté, la durée du parcours, assorti de 4 à 8 points d’intérêts géolocalisés qui se déclenchent quand le promeneur est à proximité. La majorité des circuits est réalisée en boucle, avec au départ et à l’arrivée la mention du transport en commun le plus proche, pour le confort des randonneurs.

 Nombre de téléchargements de l’application Randonnées Hauts-de-Seine (depuis son lancement fin mai 2019)

Les randonnées les plus plébiscitées sont la Seine retrouvée, le Domaine départemental de Sceaux, la promenade bleue.

2.4.5.3.3. L’audiopen

Outil de médiation numérique, l’audiopen présente le nouveau parcours permanent de la Maison de Chateaubriand.

 

 

Le parcours adulte réalisé en 2019 est complété en 2020 avec un parcours famille et une version anglaise.


2.4.6. Conserver et rendre accessibles les documents à valeur légale et historique

Les missions des Archives départementales au service de tous les citoyens

Le monde des archives reste souvent mystérieux pour beaucoup. Les raisons d’être de cette direction, légalement obligatoire, sont autant citoyenne que culturelle : d’une part permettre à tout citoyen de prouver ses droits et d’autre part conserver un patrimoine commun afin de connaître notre passé et d’écrire l’histoire de notre territoire et de ses habitants.

Au travers de l’exposition « L’envers du décor » la direction des Archives départementales a voulu fêter ses 50 ans et faire connaître ses missions (les 4 C : collecter, conserver, classer, communiquer) aussi bien auprès des agents du Département qu’auprès du public. Les archives de tous les services publics agissant sur le territoire des Hauts-de-Seine sont collectées pour en assurer une bonne conservation, puis classées afin de pouvoir les communiquer. Différents vecteurs sont utilisés afin que le plus grand nombre ait accès à ce patrimoine : salle de lecture, recherches par correspondance, expositions, séances en direction des scolaires, visites de groupes du champ social, ateliers famille, conférences…  

L’atelier de conservation de la direction des Archives départementales

En 2008 le Conseil international des musées (ICOM-CC) a défini la restauration-conservation comme « l’ensemble des mesures et actions ayant pour objectif la sauvegarde du patrimoine culturel matériel, tout en garantissant son accessibilité aux générations présentes et futures […] ».
Particulièrement attentives à ces problématiques, les Archives départementales des Hauts-de-Seine se sont dotées, depuis 2004, d’un atelier de conservation préventive aux multiples missions. Elles visent à veiller aux bonnes conditions de conservation ; vérifier et adapter les conditionnements pour permettre des manipulations sécurisées ; suivre la recherche scientifique sur les nouveaux matériaux et les techniques de restauration ; préparer les documents pour les expositions ; assurer le suivi des marchés de désinfection et de restauration dans des ateliers extérieurs ; sensibiliser et former tous les agents aux bonnes pratiques de dépoussiérage, conditionnement, manipulation des documents.
Toutes ces actions permettent de transmettre un patrimoine en bonne santé.


Gommage avec de la poudre de gomme © CD92/Vincent Lefebvre


Consultation d’archives en salle de lecturedans l’atelier de conservation © CD92/Vincent Lefebvre


Fréquentation du site internet Archives & Patrimoine

La hausse en 2019 s’explique par de nouvelles mises en ligne de nombreuses ressources (poursuite de l’état civil, listes nominatives de recensement, répertoire des notaires, ouvrages de la bibliothèque d’histoire locale, cahiers de doléance de la Révolution française).

2.4.7. Les Entretiens Albert-Kahn, laboratoire d’innovation publique

A la fois lieu de réflexion et d'action, les Entretiens Albert-Kahn se positionnent comme un laboratoire pour l'expérimentation d'actions publiques innovantes menées dans le département des Hauts-de-Seine. L’action publique et la gouvernance, la diversité culturelle, les solidarités et le cadre de vie sont les principales thématiques abordées lors de ces conférences.

En 2019, les thématiques suivantes ont été abordées au cours de six entretiens :

  • Europe post-élections : quels impacts pour les territoires ;
  • Comment renforcer la biodiversité au quotidien ? (En partenariat avec le Festival Atmosphères 2019) ;
  • Devenir une organisation apprenante, de la posture individuelle à la pratique collective ;
  • Du manager au leader, devenir agile et collaboratif : L’Intelligence Artificielle pour les managers et leurs équipes ;
  • Où va la démocratie ? ;
  • Les innovations pédagogiques au service des territoires apprenants.

2.4.8. L’archéologie préventive, un outil d’étude et de valorisation du patrimoine culturel culture

Le Service archéologique interdépartemental Yvelines / Hauts-de-Seine (SAI 78-92) est au cœur des enjeux actuels du développement durable en participant à la préservation du patrimoine par l’étude. Il intervient sur l’ensemble de la chaîne opératoire de l’archéologie préventive, depuis la détection des sites à leur valorisation, en passant par la fouille et la recherche. L’ensemble de ses actions contribuent au développement des politiques d’aménagement du territoire, culturelles et éducatives des deux Départements.

2.4.8.1. L’archéologie préventive, acteur du développement du territoire

La principale mission du service consiste à mener des opérations d’archéologie préventive, diagnostics et fouilles, avant la mise en œuvre des travaux d’aménagement. En 2019, 14 hectares ont été diagnostiqués sur la ZAC du Panorama à Clamart (92) et sur le projet de contournement de la RD 154 entre Verneuil-sur-Seine et Vernouillet (78). Ces opérations permettent de réaliser des fenêtres d’observation, sous la forme de tranchées linéaires réalisées à l’aide de moyens mécaniques, dans le but de révéler des traces d’occupations anciennes. Ainsi, les diagnostics réalisés ont permis de détecter un nouveau site gaulois encore non-répertorié dans les Yvelines et de collecter du mobilier archéologique, essentiellement de la céramique, datant de la même période.
En 2019, le service se voit également confié la réalisation d’un chantier de fouille à Poissy (78) sur l’emplacement d’un imposant centre d’entrainement et de formation sportif. Cette opération d’envergure se développe sur plus de 8 hectares et mobilise une vingtaine d’archéologues sur le terrain pendant plus de neuf mois. Les fouilles vont permettre la mise au jour de plusieurs occupations datant de la Préhistoire à la fin de l’Antiquité. Les données et les objets collectés seront ensuite étudiés et analysés en laboratoire pendant deux ans.

 


Les résultats obtenus après cette phase d’étude et d’analyse devraient considérablement modifier les connaissances archéologiques, environnementales et historiques sur la commune de Poissy et ses environs.

 

 Réalisation des tranchées de diagnostic sur l’opération de la ZAC du Panorama à Clamart ©EPI 78-92/A. Konopka

Les archéologues du service interviennent également en dehors de leur ressort territorial, notamment dans le cadre de la coopération scientifique avec l’Arménie. Créée en 2017, elle est codirigée par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et le CNRS, et a pour but d’évaluer le potentiel archéologique de la province du Tavush (nord-est de l’Arménie). En 2019, les missions de détection et de cartographie des sites archéologiques se sont poursuivies et les premiers sondages ont été réalisés sur des sites ciblés, afin d’évaluer leur potentiel et leur état de conservation. En parallèle, les premières actions de formation et de valorisation du patrimoine local ont été initiées. Un groupe d’une quinzaine de jeunes élèves du lycée international de Dilidjan ont pu bénéficier d’une journée en immersion dans le cadre du programme éducatif Explore Armenia.

Journée de formation sur le site archéologique arménien d’Achadjur ©Institute of Archaeology and Ethnography /A. Mkrtchyan 

 

En 2020, le SAI va se concentrer sur la détection de nouveaux sites lors des prochains diagnostics dans les communes d’Achères (78), Carrières-sous-Poissy (78), Mantes-la-Jolie (78), Asnières-sur-Seine (92) et Nanterre (92). Une part importante des effectifs est également déployée pour la finalisation de la fouille à Poissy et deux archéologues vont assurer pendant plus d’un mois la continuité de la Mission Caucase en Arménie.

 2.4.8.2. La conservation des objets et de la documentation archéologiques

Outre les activités de terrain, le service prend en charge la gestion et la conservation des objets archéologiques mis au jour sur son territoire. Ainsi, en 2019 ce sont plus 1 700 nouveaux artefacts qui ont été stabilisés, enregistrés et conditionnés dans les réserves, portant à près de 296 000 le nombre d’objets inventoriés. Certains de ces objets archéologiques ont été prêtés à des musées municipaux, parmi lesquels quatre poteries gauloises découvertes à Nanterre, actuellement exposées dans les collections permanentes du Musée Carnavalet de Paris.
En termes de restauration, outre la remise en état des objets pour étude dans le cadre des opérations d’archéologie préventive, il a été choisi cette année de valoriser une œuvre emblématique des Hauts-de-Seine. La fresque de la villa gallo-romaine de Vanves a été remontée et peut désormais être présentée au public dans le cadre des visites guidées du service.
Afin d’optimiser la diffusion des ressources documentaires, le catalogue de la bibliothèque archéologique (6 735 ouvrages dont 3 910 en accès libre en salle de lecture) ainsi que le « Fonds Jeunesse » destiné aux enseignants (715 références) sont désormais consultables en ligne sur le site internet de l’Établissement public interdépartemental Yvelines/Hauts-de-Seine :
http://www.epi78-92.fr/larcheologie/ressources/.

Remontage en cours de la fresque gallo-romaine de la villa de Vanves ©EPI 78-92/ S. Lefèvre

2.4.8.3. La valorisation du patrimoine archéologique, une mission essentielle

L’objectif du service est de conserver la mémoire des sites et de leurs occupants en s’impliquant dans la diffusion des résultats scientifiques et des découvertes auprès de la communauté scientifique et du grand public.
Ainsi les archéologues du service font régulièrement connaître leurs travaux de recherche lors de tables rondes ou de colloques et en publiant des articles à l’échelle régionale et nationale. L’intérêt est de mettre en lumière les découvertes archéologiques récentes réalisées dans les départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines. À titre d’exemple, les deux derniers articles parus portent sur les pratiques funéraires franciliennes au IIe millénaire avant notre ère et sur la redéfinition des espaces urbains du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle à Poissy.

Cette volonté d’étude et de transmission des connaissances est partagée également avec les enseignants des deux Départements. 2019 a été marquée par le développement de projets d’Éducation artistique et culturelle (EAC) à destination des collégiens. Onze classes, de 6ème et de 5ème, ont bénéficié d’actions de sensibilisation au patrimoine et d’expérimentations scientifiques telles que des visites et ateliers développés autour des méthodes de l’archéologie et des collections. D’autres formes de projets pédagogiques ont également été assurées pour 50 classes allant du primaire au secondaire, dont huit en provenance des Hauts-de-Seine. Ces chiffres sont en constante hausse grâce à la diffusion de la brochure présentant les ressources pédagogiques du service à l’ensemble des établissements scolaires des deux Départements et les interactions mise en place avec le pôle culturel des Hauts-de-Seine.

Par ailleurs, le matériel pédagogique itinérant, mis à disposition du public, a pu bénéficier à plus de 4 800 scolaires et familles des deux départements. C’est justement dans la perspective d’offrir plus de ressources en prêt que le service a obtenu une subvention de la direction régionale des Affaires culturelles (DRAC) d’Ile-de-France, au titre de l’EAC, afin de créer deux nouvelles mallettes pédagogiques sur la Préhistoire et l’époque gauloise. L’ensemble de ces outils est mis à disposition de tous et est empruntable sur le site internet de l’Établissement public interdépartemental Yvelines/Hauts-de-Seine : http://www.epi78-92.fr/larcheologie/ressources/.
Le succès du site internet, notamment des outils disponibles en ligne comme les frises chronologiques, les notices de sites archéologiques et les outils pédagogiques empruntables, en plus des actions de médiation auprès des scolaires, permet d’augmenter considérablement le nombre d’Altoséquanais bénéficiant d’une action de médiation ou de valorisation au patrimoine archéologique avec 7090 personnes en 2019 contre 4242 en 2018.

 

Atelier pour des enseignants dans le cadre du programme d’éducation au Développement durable

Dans le cadre du programme d’éducation au Développement durable mis en place par l’académie de Versailles, la médiatrice culturelle du service a animé un atelier pour un groupe de trente enseignants. Cet atelier-débat développé autour du thème « Les vestiges qui nous parlent du passé… » propose une réflexion sur des objets ou de la documentation issus des opérations d’archéologie préventive, ainsi que sur des outils de médiation comme les maquettes ou les fac-similés.
L’objectif est de décrypter le rôle et l’apport de cette documentation, au sens large, en tant qu’outil de transmission des connaissances sur les sociétés du passé et leur environnement auprès des jeunes publics.


Atelier pour des enseignants dans le cadre du programme d’éducation au Développement durable ©EPI 78-92/C. Bustos

  

 

Afin de répondre au mieux à la demande des établissements scolaires et à leurs problèmes de mobilité, un support numérique téléchargeable a été élaboré pour les collégiens. Il s’agit d’un jeu, sous forme de récit dessiné, mettant en scène des objets racontant leur expérience de l’archéologie préventive. Le jeu est enrichi de nombreuses informations impliquant les élèves dans la recherche. Ce nouveau support sera présenté au prochain forum à destination des enseignants et disponible à la rentrée 2020.

 
Nombre d’Altoséquanais bénéficiaires des actions de médiation et de valorisation du patrimoine archéologique

2.4.8.4. Le SAI, un service attentif à la réduction de son impact environnemental

Dans le cadre de ses activités, le service veille à mettre en œuvre des gestes écoresponsables sur l’ensemble de sa chaîne opératoire. Il est attentif à la gestion des déchets, à la préservation de la qualité de l’eau et des sédiments. Concrètement, il dissocie les terres végétales et stériles lors des décapages mécaniques, en concertation avec l’aménageur, et dépollue systématiquement des clous, étiquettes et bâches en plastiques les terrains impactés par les fouilles. Il développe ses infrastructures afin d’optimiser la gestion des eaux usées lors du lavage du mobilier archéologique. En 2019, une station de lavage supplémentaire a été installée et connectée à un débourbeur pour limiter les rejets des sédiments dans le système d’évacuation des eaux usées.
Dans l’ensemble de ses procédures administratives et financières, le SAI privilégie la dématérialisation qui non seulement permetune plus grande performance opérationnelle, mais répond aussi aux enjeux développement durable en réduisant considérablement sa consommation de papier.