2.5.1. La rénovation urbaine

L’intervention du Département en 2019 en faveur des territoires prioritaires et de leurs habitants s’est élevée à 1,5 M€. Cette intervention a concerné des aménagements et des équipements.

En 2019, les versements de subventions ont contribué notamment à la réalisation des opérations suivantes :

  • L’achèvement des travaux de construction du centre socio-culturel Klock à Clichy. La commune a souhaité maîtriser l’impact du bâtiment sur son environnement extérieur, préserver les ressources naturelles grâce à l’efficacité énergétique du bâtiment ;
  • La poursuite de la rénovation du quartier des Provinces-Françaises à Nanterre ;
  • L’aboutissement de la construction du pôle d’équipements publics du quartier des Fossés-Jean, « Espace Jacques-Chirac » à Colombes. Ce pôle réunit en un seul lieu une maison de services au public, un centre social et culturel, et une médiathèque complétée d’une ludothèque.

L’espace Jacques-Chirac à Colombes inauguré le 25 janvier 2020 © CD92/Olivier Ravoire

2.5.2. La politique de la ville

La politique de la ville a vocation à aider les populations des territoires prioritaires par des mesures qui en pratique s’articulent avec des enjeux relevant des champs de l’économie, du social et de l’environnement.

Pour ce faire, le Département a mis en place une intervention spécifique envers ces populations. Elle se matérialise d’une part par un soutien financier en faveur des politiques locales conduites par les villes et d’autre part par le déploiement progressif de deux dispositifs créés par l’Institut des Hauts-de-Seine : le réseau départemental de l’Ecole Française des Femmes et le Bus Santé Femmes.

Le financement total du Département de ces deux volets d’intervention s’est élevé, en 2019, à 2,9 M€.

Les Ecoles Françaises des Femmes ont pour objectif de faciliter l’insertion socio-professionnelle des publics féminins de toutes origines et de tous horizons. Il s’agit de leur proposer un ensemble d’outils leur permettant de s’intégrer en favorisant leur socialisation et leur autonomie. Les femmes concernées ont pour point commun d’engager un processus d’apprentissage et de perfectionnement de la langue française.

2.5.3. Une politique de contractualisation en soutien aux démarches communales de développement durable

Le Département s’engage à soutenir les 36 communes de son territoire aussi bien sur des projets structurants en investissement que sur des actions de proximité en fonctionnement. Cette politique est fondée sur un partenariat contractuel et couvre une période triennale. Il prend la forme d’un contrat de développement Département-Ville régissant les modalités d’attribution de subventions.

Ce dispositif met en application le principe de subsidiarité qui consiste à rechercher le niveau d’intervention le plus pertinent au plus proche des usagers, en l’occurrence l’échelon communal.

Au 31 décembre 2019, et depuis le lancement du dispositif initié en 2013 :

  • le Département s’est engagé sur un montant total de 472 M€ (dont 294 M€ en investissement et 177,9 M€ en fonctionnement) auprès des 36 communes du territoire ;
  • 70 % des opérations intégrées dans les contrats de développement Département-Ville (soit 182 sur 260) comportent des critères de développement durable.

En 2019, 25 contrats ont été renouvelés, soit 81 opérations d’investissement supplémentaires. Les opérations concernent principalement la culture, les loisirs et le patrimoine (médiathèques, pôles culturels, cinémas, églises, etc.) puis viennent les aménagements urbains par exemple de places, de voiries ou encore de halles de marchés, et presqu’à égalité suivent les équipements scolaires, périscolaires et sportifs.

L’action majeure du Département se caractérise par un soutien très important à l’amélioration de la performance énergétique du bâti, toujours une priorité des préoccupations communales. Tout en contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les villes diminuent aussi par ces actions leurs dépenses énergétiques. L’aide financière du Département à des projets affichant un objectif de maîtrise des consommations énergétiques s’avère décisive pour garantir la faisabilité de ces investissements et leur amortissement sur de plus courtes périodes.

Outre l’amélioration de la performance énergétique, l’accessibilité et le respect des normes HQE dans les constructions nouvelles sont aussi des préoccupations prioritaires en matière de développement durable sur l’ensemble des opérations subventionnées dans les contrats de développement 2019.
En illustration, ci-après, un équipement exemplaire en la matière : situé à Nanterre, le groupe scolaire Miriam-Makeba et son centre de loisirs, inaugurés le 5 juillet 2019. L’utilisation de la terre crue (ou pisé), un matériau recyclable à l’infini et ne nécessitant pas de cuisson, pour la construction d’un bâtiment accueillant du public fut une première en Ile-de-France. En outre, la production de chaleur est assurée à 90 % par une chaufferie bois et le toit-terrasse végétalisé est équipé de panneaux photovoltaïques. Le Département a apporté un soutien majeur à ce projet à hauteur de 2,2 M€.

Le groupe scolaire Miriam-Makeba à Nanterre © CD92/Willy Labre

Par ailleurs, comme cela se dessinait en 2018, un nombre croissant de projets concourt à l’amélioration du cadre de vie et au renforcement de la cohésion sociale pour d’importants travaux de requalification d’espaces publics (places et ronds-points), de réhabilitation ou de création de lieux de rencontre (sportifs et culturels).

D’une manière plus générale, depuis l’origine des contrats de développement, les principales thématiques retenues par les communes dans leur programmation d’investissement restent sensiblement les mêmes à savoir l’amélioration des performances énergétiques et le respect de la démarche certifiée ou inspirée HQE, représentant plus de 70 % des préoccupations environnementales.

Composantes du développement durable dans les contrats approuvés depuis 2013

 

2.5.4. L’aménagement public au service de l’entraide territoriale

Un aménageur public issu du regroupement des 4 sociétés d’économie mixte des Hauts-de-Seine et des Yvelines a été créé. La Sem 92, Yvelines Aménagement, la Semercli (Sem d’aménagement de Clichy) et la Sarry 78 (celle de la région de Rambouillet et du département des Yvelines) ne font désormais plus qu'un sous le nom de Citallios.
Les départements des Hauts-de-Seine et des Yvelines partagent la même ambition de solidarité territoriale, de création de logements en zones denses ou tendues, en lien avec les bassins d’emplois existants ou en devenir.

Le SMQE (Système de Management Qualité et Environnement) de Citallios, certifié ISO 9001/14001, engage les collaborateurs de Citallios. Ainsi, Citallios prend en compte les trois dimensions du développement durable en :

  • proposant un mode de gouvernance qui permet l’émergence d’un projet partagé ;
  • favorisant la diversité fonctionnelle et typologique, la mixité urbaine et sociale en proposant des programmes variés et adaptés à l’environnement urbain ;
  • optimisant et maîtrisant la consommation de l’espace en privilégiant la ville compacte et renouvelée, en mutualisant les usages et en décelant les ressources foncières cachées ;
  • garantissant la sobriété énergétique aussi bien dans nos aménagements publics que dans nos constructions ou celles des promoteurs ;
  • préservant l’eau et améliorant sa qualité par une gestion alternative des eaux pluviales et de l’assainissement ;
  • développant la végétalisation des espaces publics pour ses qualités paysagères et bioclimatiques, en préservant la biodiversité ;
  • organisant la mobilité pour tous par le développement d’une offre sécurisée de circulations douces, par la proximité de services urbains permettant ainsi un moindre recours à l’automobile, et une optimisation du stationnement ;
  • réduisant l’impact environnemental et les nuisances des chantiers en prévenant les pollutions et en promouvant une bonne gestion des déchets.

2.5.5. Une stratégie commune d’innovation urbaine

Les Département des Hauts-de-Seine et des Yvelines ont lancé en 2019 une nouvelle stratégie d’innovation urbaine, qui vise à encourager et à faciliter les projets urbains ayant une portée concrète sur un développement durable.

La première action mise en œuvre en 2019 est le lancement du Prix interdépartemental de l’innovation urbaine, qui récompense les communes et intercommunalités de l’Ouest francilien qui innovent dans la production de la ville au sein de trois domaines : innovations architecturale, paysagère et environnementale, innovations programmatique et fonctionnelle, innovations partenariale et collaborative.
En 2019, quatre communes des Hauts-de-Seine et deux communes des Yvelines seront récompensées : Châtenay-Malabry (écoquartier « LaVallée »), Clichy-la-Garenne (téléphérique urbain de déblaiement des terres de chantier de la ZAC du Bac d’Asnières), Courbevoie (maison de jeunesse « Ecollectif Briand »), Puteaux (passerelle piéton-cycliste François Coty), Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines (projet « Numérique scolaire »), et la Ville de Crespières (réhabilitation innovante de son presbytère).