3.1.1. Une mobilité intégrée à l’environnement urbain et favorisant l’amélioration du cadre de vie

Les projets d'aménagements pour la mobilité (voirie, tramway, etc.) s’inscrivent dans une démarche d’amélioration du cadre de vie des Altoséquanais.
La fluidité du trafic, la sécurisation des carrefours, l'intégration des circulations douces, la mise en valeur du patrimoine et la création d’espaces végétalisés sont autant de lignes directrices pour mixer les usages et créer des espaces publics partagés et de qualité. L’aménagement de la RD 920 est emblématique de cette démarche qui se poursuit depuis de nombreuses années.

3.1.2. L’affirmation d’une politique volontariste pour les infrastructures de mobilité

Le maintien d’un investissement financier important traduit la volonté du Département de participer activement à l’amélioration du cadre de vie des Altoséquanais, ainsi qu’au développement de son territoire.
L’action volontariste par la réalisation de travaux et le versement de subventions dans le développement de modes de déplacements alternatifs (transports en commun, pistes cyclables) et des mobilités contribuent à la gestion responsable du patrimoine et des ressources du Département.

  • Les infrastructures routières :

Dans le domaine de la voirie, 67 M€ de dépenses d’investissement ont été réalisées en 2019.
Le Département a principalement œuvré en renforçant le maillage du territoire, ainsi qu’en requalifiant et sécurisant les routes départementales.
S’agissant des opérations de gestion globalisées sur le patrimoine départemental, 28 M€ d’entretien et de renouvellement ont été dépensés. Ces investissements portent principalement sur des conventions de municipalisation pour la remise en état des voies transférées, l’éclairage public, les infrastructures et l’entretien des ouvrages d’art.

1 M€ a été dédié au développement de l’accessibilité de la voirie départementale, les mises aux normes pour les personnes à mobilité réduite, ainsi qu’aux circulations douces. Enfin, le Département a consacré 700 k€ aux études générales relatives aux infrastructures routières. 

La Défense – RD 993 boulevard circulaire de la Défense

Le boulevard circulaire de la Défense est devenu une route départementale le 10 août 2017 sous le nom de RD 993.
Dès sa prise de possession de cette voie, le Département a engagé trois missions :

  • Mission n°1 : La remise à niveau
    La remise à niveau (éclairage public, chaussée, signalisation, propreté) a été engagée dès le 1er jour et a notamment permis la remise en service de l’éclairage public sur Courbevoie en décembre 2017.

Perspective(s) :
En 2020, les travaux d’éclairage public devraient permettre d’éclairer la dernière zone au noir sur Puteaux.

  • Mission n°2 : l’appel à projet RD993 LAB
    Le Département, en collaboration avec Paris La Défense et en partenariat avec le CEREMA, a lancé en mars 2019 un appel à projets innovants sur le boulevard circulaire, « carte blanche » laissant libre cours à la créativité des porteurs de projets.
    Les 4 lauréats ont été annoncés fin 2019.

Perspective(s) :
Les expérimentations devraient commencer à l’automne 2020 jusqu’à la fin de l’année 2021, à la suite de quoi un bilan sera établi.

  • Mission n°3 : l’étude d’opportunité vers un schéma de référence
    L’étude d’opportunité sur le boulevard circulaire de la Défense porte l’ambition de produire un schéma de référence de son aménagement à moyen et long terme en étroite collaboration avec PLD (Paris La Défense) et les villes de Courbevoie et Puteaux. La phase de diagnostic a été conduite pour l’essentiel en 2018 et s’est terminée début 2019. En 2019, des stratégies et un schéma de référence ont été proposés.
    Les ambitions portées sur le boulevard circulaire sont les suivantes :
    - transformer le boulevard circulaire pour accroitre l’attractivité du quartier d’affaires de la Défense ;
    - intégrer le boulevard dans son environnement urbain pour améliorer le cadre de vie ;
    - améliorer les coutures urbaines et les continuités entre le quartier d’affaires et le tissu urbain ;
    - promouvoir l’innovation au service des habitants et des usagers.

Perspective(s)
En 2020, l’étude doit finaliser un schéma de référence partagé avec éventuellement plusieurs scénarii possibles. Elle sera suivie d’un temps de montage opérationnel et de priorisation des actions à réaliser. 

 

  • Les infrastructures de transports :

En 2019, un investissement de 108 M€ a été consacré aux études et travaux d’infrastructures de transports.
Les dépenses se répartissent essentiellement entre les tramways réalisés en co-maîtrise d’ouvrage départementale et les participations aux autres grands projets menés sous maîtrise d’ouvrage RATP ou SNCF.

3.1.3. Yvelines- Hauts-de-Seine : un engagement commun pour des infrastructures de transports durables

3.1.3.1. Les transports en commun interdépartementaux

Les deux Départements s’engagent de manière volontariste dans la réalisation de nouvelles infrastructures de transport en commun, telles que le prolongement du RER E de Paris à Mantes en passant par La Défense et Nanterre, que les deux Départements financent conjointement à hauteur de 350 M€., ou la poursuite du maillage du territoire par les tramways, le T6 constituant déjà depuis 2016 un trait d’union entre Yvelines et Hauts-de-Seine.

 

Le RER E sera mis en service en 2022 (Nanterre) puis 2024 (Mantes).

 En outre, les Départements accompagnent la mise en œuvre du Grand Paris Express, dont la ligne 18 constituera elle aussi une liaison interdépartementale, et travaillent à la conception de solutions techniques et de services facilitant le rabattement vers les gares du nouveau réseau.

L’objectif poursuivi par chacune de ces opérations est de rapprocher les pôles d’habitat et d’emploi de l’ouest de l’Ile-de-France et de faciliter les mobilités du quotidien, dans une logique de réduction de l’impact social, économique et environnemental des déplacements.

3.1.3.2. Un entretien et une exploitation durables des voiries départementales

Cet entretien et cette exploitation mutualisés concernent 1 915 km de routes, 750 ouvrages d’art (ponts, passages souterrains, murs de soutènement), 1070 carrefours à feux (717 dans les Hauts-de-Seine et 353 dans les Yvelines) et 250 ouvrages de signalisation (portiques ou potence permettant à l’usager de disposer de panneaux en surplomb ou à proximité directe de la voie circulée).

Les données concernant les voiries départementales altoséquanaises sont visibles dans le chapitre 2 du présent rapport.

Depuis 1998 dans les Hauts-de-Seine, le Système Intelligent de Transport et d'Exploitation de la Route (SITER) favorise la "fluidité apaisée" pour la circulation des véhicules par le fonctionnement dynamique (cycles courts quelle que soit la période de la journée) en complément de la structuration géométrique du réseau, ce qui améliore la sécurité des usagers et une circulation régulière (sans arrêts-redémarrages intempestifs, accélérations, etc.). Sur les 1 200 carrefours du département des Hauts-de-Seine, 717 sont entretenus par le Département et 352 sont reliés au SITER.

Le SITER intègre également une gestion optimisée du fonctionnement de la priorité aux tramways tout en maintenant des conditions de circulation acceptables pour les autres usagers.
Le PC SITER gère 240 carrefours yvelinois initialement raccordés à Versailles.

Au plan environnemental, cette régulation est vertueuse : les principaux polluants liés à l'usage des véhicules thermiques diminuent dans la même proportion que le temps de parcours (source : Airparif).

3.1.4. Les déplacements autrement : des alternatives à l’automobile

3.1.4.1. La participation du Département à Ile-de-France Mobilités

Le Département est administrateur d’Ile-de-France Mobilités et, à ce titre, a versé, en 2019, une contribution statutaire de 99,9 M€, soit 7,7 % des contributions publiques destinées au financement des services de transport en commun. Il participe également à la conception et à la réalisation de projets d’amélioration des transports en commun traversant le territoire en qualité de financeur et en qualité de maître d’ouvrage de l’insertion urbaine pour les tramways.

 

3.1.4.2. Le déploiement des tramways

Le linéaire de tramways déjà aménagés est de 28,2 km. Actuellement, 21,2 km sont en projet et 2,1 km sont en étude.

  • Le projet de prolongement de la ligne de tramway T1 à l’ouest

Le Département est chargé de conduire la conception et la réalisation des aménagements urbains du prolongement du tramway T1 sur 6,4 km, avec la création de 11 stations et le réaménagement de 2 stations entre Asnières/Gennevilliers-Les Courtilles et le tramway T2 au pont de Bezons.


ACTION PHARE : 
La mise en service du tramway T1 à Asnières

Les 900 premiers mètres de ce prolongement ont été mis en service le 12 octobre 2019, avec le réaménagement de l’ancien terminus aux Courtilles et la création d’une nouvelle station à Asnières-sur-Seine.


Inauguration de la mise en service © Sennse_cbadet

 

 

 

Les travaux de dévoiement des réseaux concessionnaires, à réaliser en amont des travaux proprement dit du tramway, démarrent en juin 2020, par le dévoiement de l’assainissement départemental.

 

     
Travaux sur la plateforme du tramway © sennse_cbadet

  • Le futur tramway T10

Le Département est chargé de conduire la conception et la réalisation des aménagements urbains du futur T10 entre Antony (La Croix de Berny) et Clamart (place du Garde). Cette ligne comptera 14 stations sur un linéaire total de 8,2 km. Les premiers travaux liés aux concessionnaires ont démarré en 2017 et les travaux de ligne en novembre 2019.

 

A l’horizon 2023, l’ensemble de la ligne sera parcouru en 25 minutes avec, en heures de pointe, un tramway toutes les 6 minutes. A une échéance plus lointaine, compte tenu des choix techniques à réaliser et des financements à mobiliser, le prolongement du T10 est envisagé vers une gare du Grand Paris Express.

  • Le projet de prolongement de la ligne de tramway T1 Nanterre-Rueil

Piloté par Ile-de-France Mobilités et le Département, le projet prévoit de prolonger le T1 depuis Colombes jusqu’à Nanterre et Rueil-Malmaison, soit 15 stations supplémentaires sur un parcours de 7,5 km. Il roulera sur une voie dédiée et aura la priorité aux carrefours pour être rapide et régulier.
Après la concertation préalable qui s’est déroulée l’hiver 2016 et une concertation continue depuis mai 2018, l'enquête publique, a eu lieu en septembre 2019.

 

 

La déclaration de projet est prévue pour 2020, puis suivra la déclaration d’utilité publique fin 2020.

 

3.1.4.3. Le déploiement des métros, RER, Grand Paris Express

  • Le projet de prolongement de la ligne 4 du métro reliera « Mairie de Montrouge » à « Bagneux », soit 2,7 km. Les travaux ont démarré en 2015 avec la phase génie civil, qui s’est achevée en 2018, et se poursuivent depuis avec l’aménagement des gares et la pose des voies. Le Département finance à 14,25 % cette opération.

 

 

La mise en service est projetée courant 2021. A l'horizon 2025, ce terminus sera connecté à la ligne 15 du Grand Paris Express.

  • Le projet de prolongement de la ligne 14 du métro de « Saint-Lazare » à « Mairie de Saint-Ouen » a pour objectif prioritaire de désaturer le métro 13 avec la création de quatre nouvelles stations. Les travaux de génie civil des stations ont démarré en 2014. Depuis 2017, les travaux d’aménagements sont en cours. Le Département finance à 3,1 % cette opération.

 

 

La mise en service est projetée en décembre 2020.

  •  Le projet de prolongement du RER E à l’Ouest reliera « Haussmann Saint-Lazare » à Nanterre-la-Folie (horizon 2022) puis à Mantes-la-Jolie (horizon 2024). Il bénéficie d’une déclaration d’utilité publique (DUP) depuis le 31 janvier 2013. Les travaux ont démarré au printemps 2016. Le Département finance cette opération à hauteur de 150 M€.

 

 

La mise en service est projetée courant 2022 à Nanterre et en 2024 à Mantes.

  • Le projet du Grand Paris Express prévoit la création de 200 km de métro automatique pour relier les territoires de la Région.
    Le Département est maître d’ouvrage pour les études d’intermodalité concernant 4 gares du métro 15 sud (Châtillon-Montrouge, Fort d’Issy-Vanves-Clamart, Issy RER et Pont de Sèvres), pour 3 gares du métro 15 ouest (Nanterre-la-Boule, Les Agnettes et Les Grésillons) et pour une gare du métro 18 (Antonypole). Enfin, il co-pilote avec la Région le pôle de La Défense sur la ligne 15 ouest.
    https://www.societedugrandparis.fr/gpe/le-grand-paris-express-en-resume
    En 2019, le Département a lancé la phase de définition des maîtrises d’ouvrage et l’élaboration du plan de financement pour l’étude autour de la gare d’Antonypole. Les propositions d'actions ainsi que leur chiffrage ont été affinés pour les pôles du métro 15 sud.

    L’année 2019 a par ailleurs été consacrée à l’élaboration de la convention du pôle de La Défense. Son diagnostic a démarré avec l’analyse de la marchabilité dans un périmètre de 600 mètres autour des différents accès au pôle transport, ainsi que la réalisation des enquêtes et comptages concernant les gares routières.

 

 

Le financement de la mise en œuvre des actions d’intermodalité est à définir pour les pôles du métro 15 sud en 2020.


3.1.4.4. Le déploiement des lignes de bus

Le Département appuie auprès de l’autorité organisatrice, Ile-de-France Mobilités, les demandes du territoire d’amélioration de la desserte en transports collectifs, et favorise leur mise en œuvre en réalisant les aménagements de voirie nécessaires (création d’arrêts de bus…). Ce sont ainsi 20 lignes de bus qui ont pu être renforcées en 2019, représentant 1 million et demi de kilomètres supplémentaires parcourus.

Lignes de bus dont l’offre a été renforcée

 

Le nombre de kilomètres commerciaux contractuels (KCC) supplémentaires comptabilisés est celui de l'ensemble de la ligne et pas seulement ceux des tronçons du territoire altoséquanais, dans le cas des lignes interdépartementales.
Le plan bus 2017-2021 dit « Grand Paris des Bus » s’est poursuivi en 2019 avec la restructuration du réseau bus parisien qui a permis le prolongement et la création de lignes de bus dans les Hauts-de-Seine, pour des liaisons avec Paris. Par ailleurs, un nombre important de lignes a bénéficié de renfort d’offres.

3.1.4.5. Le développement des aménagements cyclables

L’alternative aux véhicules motorisés est recherchée au travers d’un plan vélo qui comprend à la fois l’aménagement d’itinéraires cyclables sur voirie, en bords de Seine et dans les parcs, parfois associés aux itinéraires de randonnées.
Quatre itinéraires inscrits au Schéma National des Véloroutes et Voies Vertes traversent le département des Hauts-de-Seine : l’Avenue Verte London-Paris, la Véloscénie (entre Paris et le Mont-Saint-Michel), la Seine à Vélo (entre Paris et Le Havre/Honfleur) et le Paris-Lille. En 2018, le Département a élaboré un plan de jalonnement directionnel et signalétique de ces itinéraires cyclables (pour plus de détails sur les véloroutes, voir le paragraphe 1.2.4).

 
Panneau passerelle de la Darse à Nanterre : Nanterre-Véloroutes Avenue Verte London-Paris, Seine à Vélo (entre Paris et Le Havre/Honfleur) et Paris-Lille ©Iris Conseil


Piste cyclable sur la RD906 à Clamart ©Sennse_cbadet

Depuis 2017, le Département adhère aux instances de gouvernance de trois de ces itinéraires de véloroute (le Paris-Lille, au stade de projet, n’est pas doté d’une telle instance), ce qui lui permet de valoriser son implication technique et financière, conformément à la stratégie de développement touristique interdépartementale.
En fin d’année 2019, le réseau cyclable compte un linéaire de 150,5 km d'aménagements.

Linéaire de pistes cyclables aménagées sous Maîtrise d'ouvrage du Département (km cumulés)

Le réseau de voiries départementales comporte un linéaire total de 314 km. Le linéaire de pistes cyclables aménagées représente donc 48 % de ce réseau routier.

Parmi les aménagements cyclables réalisés en 2019, peuvent être cités les travaux réalisés :

  • à Clamart sur la RD 906 (avenue du Général de Gaulle),
  • à Antony sur la RD 920 (avenue de la Division Leclerc),
  • à Châtillon sur la RD 72 (boulevard de la Liberté),
  • à Saint-Cloud sur la RD 985 (boulevard de la République) et la RD 907 (rue Dailly) et à Neuilly-sur-Seine sur la RD 908 (boulevard Bineau).

 

Conforté dans sa volonté d’encourager la pratique du vélo, le Département élabore son Plan de développement des circulations douces des Hauts-de-Seine, dans le cadre du Plan de Déplacements Urbains d’Ile-de-France. Ce plan sera proposé au vote de l’assemblée départementale début 2021.
Cette connaissance fine du territoire et l’identification des potentialités de déploiement de futures pistes et voies cyclables, ont permis la mise en fonction rapide de 40 km de pistes cyclables bi-directionnelles provisoires (soit 80 km au total) pour faciliter la reprise des activités, en sortie de période de confinement lié à la COVID-19. Les pistes ont toutes été sécurisées par des balises autorelevables et matérialisées par des marquages jaunes sur les routes départementales.



3.1.4.6. La résorption des sites dangereux en termes de sécurité routière 

Le Département réalise des diagnostics de sécurité et aménage la voirie départementale afin d’améliorer la sécurité des usagers, en particulier des plus vulnérables : piétons et cyclistes. En 2019, il a été consacré 1,7 M€ à l'amélioration de l'infrastructure au titre de la sécurité routière.
https://www.hauts-de-seine.fr/mon-departement/les-hauts-de-seine/missions-et-actions/transport-voirie/securite-routiere

3.1.5. Une administration exemplaire : l’optimisation des déplacements professionnels et la gestion des déchets de voirie

3.1.5.1. Un plan de mobilité employeur pour l’administration départementale

La loi d’orientation des mobilités (LOM) propose d’intégrer l’amélioration de la mobilité des salariés dans les négociations internes aux entreprises dans le cadre du dialogue social, en remplacement de l’obligation de réaliser un plan de mobilité employeur.
Pour définir au mieux les actions à mettre en œuvre, un bilan des déplacements des agents a été réalisé via une enquête. Les résultats ont permis d’identifier et de quantifier l’utilisation des différents modes de transports pour les déplacements domicile-travail et les déplacements professionnels. En 2019, l’usage de trottinettes électriques pour les déplacements professionnels sur les sites centraux du Département a été expérimenté, sans toutefois rencontrer de succès en raison de plusieurs freins identifiés.

 

 

Des réflexions sont en cours pour la mise à disposition du personnel de vélos à assistance électrique.


3.1.5.2. Encourager les modes alternatifs à la voiture

Nombre d’agents abonnés aux transports en commun

 

Le Département s’inscrit dans le dispositif véligo, qui permettra à un salarié de louer un vélo électrique pour parcourir son trajet domicile –travail. La moitié du coût sera prise en charge par l’employeur. C’est une alternative au Pass Navigo mais il peut se cumuler avec ce dernier si le vélo est utilisé pour rejoindre les transports en commun les plus proches du domicile.


3.1.5.3. Rationaliser la flotte automobile départementale

Depuis 2016, le Département procède à la rationalisation de sa flotte automobile selon un plan pluriannuel avec comme objectif de la ramener en 2019 à un pool de 477 véhicules particuliers (VP) et véhicules utilitaires légers (VUL) contre 570 véhicules en 2016. Cette volonté a été atteinte puisque celle-ci compte désormais 479 véhicules (VP + VUL). La flotte complète comporte 601 véhicules en 2019.

Nombre de véhicules mutualisés en cumulé

La consommation en carburants a diminué de 10 % passant de 194 497 litres en 2018 à 174 471 litres en 2019. Elle se répartit de la manière suivante :

  • essence : 71 090 Litres
  • gasoil : 103 296 Litres
  • gaz de pétrole liquéfié (GPL) : 85 Litres

Consommation totale de carburants (milliers de litres) et part du GPL dans la consommation de carburants (%)

L’ancienneté de la flotte automobile quant à elle est passée de 8,5 ans en 2018 à 7 ans pour 2019.

Ancienneté de la flotte automobile (en nombre d’années)

En 2019, la flotte départementale compte 269 véhicules électriques et encore 11 véhicules GPL.

Nombre de véhicules dans la flotte automobile et part des véhicules électriques (%)

A partir de 2019, outre le renouvellement de véhicules éligibles aux critères de réforme (âgés de plus de 7 ans ou ayant parcouru plus de 100 000 km), le Département a engagé le remplacement par des véhicules hybrides, des véhicules les plus polluants de niveau Crit’Air 3, ceux-ci n’étant plus autorisés à circuler à l’intérieur de l’A86 en période de pic de pollution. Ainsi en 2019, 163 véhicules ont été achetés, faisant passer l’âge moyen des véhicules de 9 ans en 2016 à 5 ans pour 2020.

L’incorporation en 2019 à la flotte de 64 véhicules hybrides non rechargeables permet de faire face aux problèmes structurels de la recharge des véhicules électriques tout en préservant l’environnement.

 

Pour 2020, il est envisagé de poursuivre le rajeunissement de la flotte automobile (VP + VUL) afin d’avoir des véhicules âgés au maximum de 7 ans. De plus l’apport de véhicules hybrides continue avec 59 hybrides sur les 85 véhicules achetés.
Ce nouvel investissement ferait passer la vétusté de la flotte automobile de 5 ans en 2020 à 3 ans et demi dès 2021.


3.1.5.4. Vers une économie circulaire : la gestion des déchets de chantiers de voirie

La loi de la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) adopté en 2015, vise à agir pour le climat. Dans le domaine des chantiers de voirie, elle porte l’ambition de :

  • Réduire les émissions de gaz à effet de serre ;
  • Favoriser le recours aux énergies renouvelables et aux matériaux durables pour la construction ;
  • Renforcer le rôle des collectivités locales pour mobiliser leurs territoires et réaffirmer le rôle de chef de file de la région dans le domaine de l’efficacité énergétique.

Conformément aux obligations décrites dans l’article 79 de la loi, le Département a des objectifs à atteindre en termes de valorisation matière des déchets.
Sur les chantiers, le Département agit directement sur le recyclage des enrobés, l’utilisation de bétons de démolition en lieu et place de granulats naturels, etc.

En 2019, sur les chantiers évalués :

  • 15 des 20 appels d’offres publiés pour l’entretien routier intégraient une exigence de priorité à l'utilisation des matériaux issus du réemploi, de la réutilisation ou du recyclage des déchets,
  • 48 % de matières et déchets produits sur les chantiers d’entretien routiers (hors chantiers de désamiantage) ont été réemployés ou orientés vers le recyclage ou les autres formes de valorisation matière,
  • 12 % de matériaux utilisés dans les couches de surface dans les chantiers d’entretien routiers étaient issus du réemploi, de la réutilisation ou du recyclage de déchets,
  • 42 % de matériaux utilisés dans les couches d’assise dans les chantiers d’entretien routiers étaient issus du réemploi, de la réutilisation ou du recyclage de déchets.
  • Ces chiffres ont tous augmenté par rapport à ceux de 2018.

La gestion des risques amiante et hydrocarbures aromatiques polycycliques
Lorsque de l’amiante et des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont détectés sur la voirie départementale, un plan de retrait est mis en œuvre avant les travaux selon des modalités garantes de la santé des travailleurs et des riverains, et préservant l'environnement.
Les enrobés retirés sont alors orientés vers des installations de stockage de déchets non dangereux (ISDND) conformément à l'arrêté du 15 février 2016 relatif à ces installations.
En 2019, des diagnostics complémentaires ont été réalisés ponctuellement afin de confirmer la présence de ces polluants sur des zones de travaux. Aucun n’a donné lieu à des résultats positifs et aucun désamiantage n’a été réalisé en 2019.