3.4.1. L’efficacité énergétique, la lutte contre la précarité énergétique et l’adaptabilité des logements des parcs public et privé

Le soutien du Département se traduit par des aides à la création de logements sociaux plus économes, par l’amélioration de la performance énergétique du parc existant public et privé, et par l’adaptation des logements aux besoins spécifiques de leurs occupants.

3.4.1.1. Le parc public

En 2019, 86 % des logements sociaux financés par le Département ont obtenu la certification Qualitel Habitat & Environnement et chaque construction neuve subventionnée dépasse le niveau de performance énergétique inscrit dans la règlementation thermique 2012 qui fixe des exigences de moyens, de résultats en matière de conception du bâtiment, de confort et de consommation d’énergie.

Le Département soutient également, dans le cadre du programme annuel d’aide à l’amélioration générale du patrimoine, l’office public de l’habitat Hauts-de-Seine Habitat, dont il est la collectivité de rattachement, et la Société coopérative Hauts-de-Bièvre Habitat. L’aide totale s’élève à 10 M€ pour l’année 2019. 80 % de cette aide sont destinés à l’amélioration de la performance énergétique du parc.

3.4.1.2. Le parc privé

En 2019, 603 logements ont été aidés au titre de l’amélioration de l’habitat privé pour un montant total de 656 K€. 63 % des dossiers de travaux financés sont des travaux de copropriété et 37 % des travaux privatifs.

En intervenant sur le parc privé, le Département poursuit plusieurs objectifs :

  • Prévenir l’apparition de copropriétés dégradées sur son territoire

Les aides départementales permettent à des propriétaires modestes d’assumer des travaux importants dans les parties communes tels que des changements de menuiseries, de réseaux, des réfections de toiture, ou des ravalements avec isolation thermique, ou des travaux d’éradication du plomb, notamment dans des copropriétés dégradées ou faisant l’objet d’arrêtés de péril ordinaire ou d’insalubrité.

  • Garantir la durabilité sociale des logements en les adaptant aux besoins spécifiques de leurs occupants

Dans le cadre de travaux dits privatifs ou de copropriété, les propriétaires altoséquanais modestes sont accompagnés dans l’amélioration de leur habitat que ce soit en matière de performance énergétique ou de sécurisation. Ces aides favorisent le maintien des propriétaires-occupants concernés dans leur logement dans des conditions de vie décentes.

  •  Améliorer la performance énergétique du patrimoine ancien

Le soutien départemental à l’amélioration de l’habitat privé permet à des ménages modestes d’assumer le coût de travaux privatifs ou de copropriété. En fixant une priorité sur l’amélioration de la performance énergétique des logements (travaux d’isolation de toiture et en façade, de changement de système de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire ou encore de remplacement de menuiseries), le Département favorise la maîtrise des charges résultant des consommations énergétiques et participe ainsi pleinement à la démarche de lutte contre la précarité énergétique et contre le réchauffement climatique.

Répartition, par types de travaux, des aides à l’amélioration de l’habitat privé attribuées en 2019 relatives aux parties communes et/ou privatives (APA Habitat comprise)

La typologie des travaux est conforme aux axes prioritaires du règlement départemental des aides à l’amélioration de l’habitat privé adopté en Commission permanente du 14 mars 2016.
La part de travaux concourant à la maîtrise des charges représente 66 % des logements financés. Les natures de ces travaux en faveur d’une réduction des consommations énergétiques sont : les bouquets de travaux dans 55 % des cas, l’isolation thermique par l’extérieur pour 35%, le changement des menuiseries pour 5 %, le changement de chaudière ou l’installation d’un autre mode de chauffage pour 3 % et 2 % sont affectés à l’isolation de la toiture.

3.4.2. Une administration exemplaire : à la recherche de performance énergétique

3.4.2.1. Les techniques alternatives économes en énergie pour l’aménagement des infrastructures routières

Depuis 2005, les enrobés tièdes sont privilégiés lors des travaux de voirie. Ce procédé permet de faire des économies d’énergie de 15 % car la température du bitume utilisé est moins élevée. Les émissions de gaz à effet de serre sont quant à elles réduites de 30 %.
En 2019, un linéaire de 9,7 km d’enrobés tièdes a été mis en place sur les routes départementales lors de 28 opérations.


Mise en œuvre d’enrobés RD906 à Clamart © Sennse-CBadet

3.4.2.2. La rénovation de l’éclairage public des ouvrages de voirie

La mise en œuvre de sources LEDs, moins énergivores et plus durables, pour l'éclairage public sur la voirie départementale et dans les projets de tramways continue. En 2019, de nouvelles opérations d'éclairage public 100 % LEDs ont été réalisées sur le territoire (11 communes) et sur le boulevard circulaire à la Défense.

Par ailleurs, les travaux de rénovation de l’éclairage public se poursuivent sur les axes routiers départementaux (souterrains inclus) dont l’éclairage est considéré comme vétuste, tant par le mauvais niveau d’éclairement de la voie que par la dangerosité des équipements en place (usure des pieds de candélabres, non-conformité de certaines installations électriques).


Lampadaires « LED » sur la RD906 à Clamart © Sennse CBadet

3.4.2.3. La construction de l’immeuble de bureaux intégré au bâtiment Paris La Défense Aréna

L’immeuble de bureaux, intégré au bâtiment Paris La Défense Aréna, a été construit en recherche d’une certification du label HQE, tout en respectant l’ambition énergétique du label BBC-Effinergie, tel que défini dans l’arrêté du 8 mai 2007.

Le suivi des consommations sur l’année 2019 montre une réduction brute des consommations de presque 80% sur les besoins en chaud et en froid, comparativement à l’ancien hôtel du Département (630 MWh en 2019, contre 3065 MWh en 2017).
Aussi, la performance énergétique de ce nouveau bâtiment s’établit aux environs de 175kWhep/m2.an pour l’année 2019, alors qu’elle était de plus de 420kWhep/m2.an sur l’ancien hôtel du Département.

Les consommations électriques suivent également cette performance, permettant une économie sur la facture énergétique globale de presque 540k€ par année.

3.4.2.4. L’amélioration des contrats d’exploitation et de maintenance sur le patrimoine départemental

Conscient que l’efficience énergétique passe par un meilleur pilotage des contrats d’exploitation et de maintenance, le Département a intégré des clauses d’intéressement dans ses contrats d’exploitation. Les mainteneurs sont donc intéressés afin d’améliorer le pilotage des installations de chauffage.

En 2019, ces clauses ont permis de maintenir les résultats obtenus en 2018 sur les collèges, notant une baisse des consommations d’environ 1%, tandis qu’une économie de presque 3GWh était observée sur les bâtiments hors scolaires, soit une amélioration d’environ 20% sur le gaz. Cette économie représente un gain de 707 tonnes de CO2 sur l’année.

Le Département déploie sa stratégie de mise en œuvre des contrats de performance énergétique sur l’ensemble des collèges. En 2019 le premier contrat englobant 62 collèges a permis la réalisation de travaux sur 16 d’entre eux. Il s’agit principalement de travaux portant sur les installations d’éclairage, des chaufferies, mais également des systèmes de ventilation.

 

 

Les économies seront mesurées à l’issue de la première période de garantie, au second semestre 2020.

 Une vingtaine d’autres établissements est concernée par un second contrat, actuellement en consultation, intégrant un plus grand nombre d’intervention touchant au bâti.

 

 

Le démarrage de ce deuxième contrat est prévu en 2021.

3.4.2.5. La valorisation des économies d’énergie à travers la capitalisation de Certificats d’économie d’énergie (CEE) à moyen terme

Le Département déposera au courant de l’année 2020, un dossier auprès des partenaires chargés d’instruire les CEE pour son compte. Le montant attendu sur l’année 2019 dépasse les 70GWh Cumac (cumulés et actualisés), grâce aux opérations conduites en contrat de performance énergétique. En équivalent cette économie représente la consommation annuelle en gaz pour l’ensemble du parc des bâtiments du Département.

 

L’engagement en volume de CEE valorisables pour le Contrat de Performance Energétique, pour 62 collèges, s’élève à environ 362 GWh cumac. Cet engagement sera délivré au fur et à mesure de la réalisation des travaux. D’autres opérations seront également valorisées, à travers le dispositif des CEE, notamment les prochains marchés de contrat de performance énergétique (CPE).

Nombre de Certificats d'économies d'énergie (CEE) déposés (en GWh cumac)

La valeur avancée en 2019 est en cours de validation (dossier en instruction). Elle sera consolidée en 2020.

3.4.2.6. La consommation d’électricité d’origine renouvelable

Dans le cadre des marchés d’approvisionnement énergétique, confiés au SIPPEREC (Syndicat intercommunal de la périphérie de Paris pour les énergies et les réseaux de communication), le Département a fait le choix d’une électricité à 100% d’origine renouvelable, certifiée par garantie d’origine. En 2019 c’est donc l’intégralité de sa consommation d’électricité, soit presque 52GWh, qui est produite ou compensée par ses fournisseurs à partir des sources renouvelables (hydraulique, éolien, photovoltaïque, etc.).

3.4.2.7. La consommation énergétique du patrimoine bâti

Le Département a repris le paiement en direct des dépenses énergétiques des collèges en début d’année 2017, ce qui permet une meilleure connaissance de la dépense. La consommation énergétique pour l’année écoulée, s’établit à presque 134 GWh, dont 3 GWh pour la part éclairage public et feux de signalisation.
Ce résultat démontre une légère amélioration des résultats sur 2019, comparativement à 2018, évaluée à environ 5 % sur les collèges et les bâtiments départementaux. Les deux tiers de ce gain proviennent de l’abandon de l’exploitation de l’Hôtel du Département rue Soufflot au profit de l’Arena. 

Consommation énergétique totale des bâtiments (yc. collèges et sans éclairage public) en Gwhef

Valeur Totale                                                 Valeur totale avec correction climatique

 

Consommation énergétique des bâtiments de l’administration et de l’enseignement (sans éclairage public) en Gwhef

Les données chiffrées ont été consolidées sur les années précédentes.
La correction climatique permet de réajuster les consommations énergétiques en fonction d’une année de référence. Les saisons étant plus ou moins chaudes suivant les années, ce réajustement est nécessaire pour comparer les années entre elles.

3.4.2.8. L’optimisation énergétique du parc informatique

En 2019, la démarche de Green IT, ou informatique durable, avec un système d’optimisation énergétique du poste de travail, a été poursuivie et renforcée.

Cette démarche procure un triple bénéfice. Elle permet en effet de réduire la consommation électrique du parc en procédant à des mises en veille renforcées en fonction de l’usage et à des extinctions planifiées aux horaires non travaillés. Elle permet également de procéder aux mises à jour du poste de travail pendant les horaires non travaillés et ainsi rendre ces opérations transparentes pour l’utilisateur. La modernisation du parc informatique en ordinateurs portables moins énergivores que des postes fixes a également été intensifiée.

 

 

Une nouvelle étape va être franchie à la fin du premier trimestre 2020 en élargissant l’accès au portail à une autre direction et qui devient donc une démarche transverse.

De nouvelles fonctions de communication ont été déployées directement sur le poste de travail, étoffant l’offre déjà en place et proposant une plus grande souplesse dans les échanges et le travail d’équipe, en particulier dans des contextes d’éloignement géographique (messagerie instantanée Jabber, softphone, service de conférence Web, visio-conférence…). Le service de visio-conférence va être modernisé afin de faciliter son expansion. Par ailleurs, le service de messagerie instantanée Jabber ainsi que le mode softphone associé se sont grandement développés.

Ces nouveaux outils permettent ainsi de limiter les déplacements des agents, tout en facilitant leurs échanges.